‹ Les trois loges, comédie-vaudeville en trois actes. Par MM. Clairville et Hostein. Représentée pour la première fois, à Paris, sur le théatre du Vaudeville, le 25 janvier 1845Chapitre 30 sur 69 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

LES MÊMES, GALOUZOT.

galouzot, à la cantonade.

Merci, merci! bien obligé!

BOISFLEURY.

Vous ici, M. Galouzot?

GALOUZOT.

Ah! c'est vous, c'est toi, bobonne! ah! Tant mieux! Eh bien... comment ça va-t-il? Colombe... son début?

Mu,c GALOUZOT.

Un grand succès, ça marche on ne peut mieux!

GALOUZOT.

Ça marche... alors laissez-moi m 'asseoir... je ne sais pas ce que j'ai dans les jambes... c'est peut-être l'émotion qui descend... mais je ne me tiens plus.

BOISFLEURY.

El pourquoi n'èles-votis pas resté à la loge?

GALOUZOT.

A la loge?... d'abord, je ne pouvais pas m'y tenir; j'allais, je venais... je montais l'escalier... je redescendais dans la rue. . Dieu! si la maison pouvait brûler! que je me disais en trépignant d'impatience.

BOIS] LFXI'.Y.

f!i filer ma maison!

GALOUZOT.

Je désirais ça pour êlre dispensé de garder la loge , et pendant que je me désolais, le marteau de la porte : pan! pan ! pan ! c'était un charivari ! mais bath ! je me lirais les cheveux, au lieu de tirer le cordon... si bien que le locataire du premier, vous savez. M. Oapouillard...

BOISFLEURY.

Eh bien! M. Crapouillard?...

GAI.OUZOT.

II m'a donné congé!

BOISFLEURY.

Congé?... mon meilleur locataire...

GALOUZOT.

Ah! dam! on n'a pas tous les jours une fille qui débute.

boisfleury, « part.

Protégez donc ces animaux-là!

galouzot, à j)/œe Galouzot.

Et lu disais donc que noire fille allait bien... on parlera d'elle, n'est-ce pas?

Mme galouzot.

Des tonnerres d'applaudissemens !

GALOUZOT.

Ah ! s'il y a des tonnerres, ça ne peu! pas marquer de faire du bruit...

Mais enfin, qui donc garde la loge en voire absence?

GALOUZOT.

Personne, monsieur, j'ai laissé la porte ouverte.

BoiSFLKunr, à part.

La porte ouverte à neuf heures du soir!... Ah! si je

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