SCÈNE Vtll
CATHERINE, allant sur la pointe du pied frapper à la porte de droite.
CATHERINE, à Bealrix qui sort.
Ne craignez rien... ils sont occupés... et ne sortiront pas.
BÉATRIX
De la part de madame de Maintenon, me disais-tu tout à l'heure, qu'est-ce que cet étranger venait nous annoncer?
CATHERINE
Nous le saurons après son départ... ils ont à déjeuner... c'est l'essentiel.
BÉATRIX
Et tu as osé accepter de monsieur d'Albret...
CATHERINE
Pas pour nous... pour lui, ses gens et ses chevaux qui se^ raient morts de faim... et il faut que tout le monde vive... y compris cette inconnue... cette pauvre jeune femme, dont l'appétit de ce matin avait déjà oublié le souper d'hier... et qui, avant de se mettre en route, tient à vous remercier.
BÉATRIX
Ah ! qu'elle vienne, qu'elle vienne ! (Elle va s'asseoir à droite de la
table.)