ACTE II, SCÈNE VI
en mon palais du Louvre, ce 16 Juillet 1636.
Moi, le roi , Louis xiu.
Contresigné Marillac, garde-des-sceaux.
MTELLA.
Sa grâce ! (Elle prend le papier des mains de Marial.) Ah! donnez, donnez, que je lise moiméme.
LE MARQUIS, conduisant Mariol k l’autre côté de la scène.
A nous deux, maintenant , matirc. Voici les vinRt-cimj pistoles destinées à qui me rend service.
MARIOL, les prenant, à part.
Je donnerais le double pour ne pas le rendre, le service. le marquis.
Et voici un blanc-seing, pour faire jeter à la Bastille tout conlident de mes secrets qui pourrait avoir envie de les divulguer avant ma permission. Est-ce entendu.
MARIOL.
Bien mieux, c’est compris, monseigneur. (A part.) Diabie d'homme, va !
UNE VOIX, dans la coulisse.
Subterfuge inutile... il est chez lui.
NITELLA, attentive.
Cette voix !
la voix.
Mon coureur l’a vu rentrer.
BRUSQUET, en dehors.
Mais il est en affaire.
LE MARQUIS, attentif aussi.
Je ne me trompe pas.
la voix.
Quelles que soient ses affaires... je veux le voir.
NITELLA.
Oh ! mon Dieu ! c’est ma marraine !
BRUSQUET, toujours en dehors.
Votre nom, au moins, madame.
la voix.
Je m’annoncerai moi-mime.
LE MARQUIS, à lui-même.
La duchesse de Chevreuse chez moi !
BRUSQUET, barrant la porte.
Mais je ne peux vous laisser entrer.
mariol, voulant sortir.
Où me cacher.
LE marquis, tout bas en le retenant.
Beste, et quoi qu'il arrive, dis comme moi, si tu ne veux mourir au fond d'un cachot.
LA DUCHESSE
On se range quand je passe.
LE marquis, vivement et bas aussi k Mtella.
Un mot de plainte, et je déchire le sauf-conduit. (Il le lui prend des mains.)
NITELLA, anéantie.
Je me tairai.
LA DUCnESSE.
Arrière!