‹ Les trois muletiers mélodrame comique en trois actesChapitre 40 sur 60 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les Mêmes, LE MARQUIS.

LF. MARQUIS.

Ah! m'en voilà débarrassé; voyons, le prêtre, maintenant.

JOANNÈS

C’est le Marquis.

LE MARQUIS

Soyez le bien venu , mon père, je vous attendais avec impatience, (il aperçoit Nitella. ) Que vois-je?

JOAXNES.

C'est ma présence subite.

LE MARQUIS

Émotion de jeune lille... voyez... elle rouvre les yeux... allons , cher ange !

JOAXNÈS, à part.

Cher ange ! ah...

NITELLA , reprenant ses sens.

C’en est tlonc Tait !

LE MARQUIS, vivement, mais bas.

Prenez garde.

NITELLA , de meme au marquis.

En retour d’une autre existence, vous voulez la mienne, je vous la dounerai, M. le marquis, je vous la donnerai.

LE MARQUIS, pendant que Nitella recueillie semble prier mentalement il attire Joannes au côté opposé.)

Vous êtes étranger... sans fortune... a dit le sous-diacre de St-Paul. (Signe affirmatif de Joannes.) Je ne veut pas que ce jour ne soit heureux que pour moi. J'ai dans le haut .clergé des parens qui ne refuscrout pas à mes sollicitations une riche prébende , ou quelque gros bénéfice... enfin nous verrons ce qui pourra VOUS convenir. (Joannes s’incline, le marquis à part.) Discret jusqu'au silence, c'est un homme adroit, (a Joannes. ) Vous savez qu'il s’agit d’un mariage secret !

JOANNES

On me l’a dit, monseigneur.

LE MARQUIS

Mariage... nécessité... de faire taire les scrupules... exagérés d’une jeune fille!., vous comprenez, mon père?

JOANNES

Oui... oh je comprends.

LE MARQUIS, à part.

11 a de l’intelligence. (Haut.) De manière à se réserver la possibilité de faire rompre plus tard des liens mal tissus, si l'ambition de ma famille se trouvait blessée de cette mésalliance.

joannes, à pari.

Quel châtiment de sa faute grand Dieu ! «

te LE MARQUIS.

En attendant ce que nous pourrons faire ponr votre avenir, le sous-diacre de St-Paul a d'avance dans les mains...

joannes, l’interrompant.

Je sais, monseigneur, je sais...

LE marquis, retournant vers Nitella.

Eli bien , mon père , pendant que je vais donner les derniers ordres pour la cérémonie, je vous laisse avec voire pénitente ; préparez-la à l'union qui doit faire le bonheur de ma vie. Avec une aine aussi pure ou doit avoir peu de péchés à confesser. Vous n'aurez qu'a bénir.

Nitella, voici... (lirait à Joannes un signe (l’intelligence, le désigne de la main & Nitella comme pour l’engager k s’approcher, et traverse la scène pour sortir en disant à part.) Mariol a peur, le prêtre espère, la petite est résignée... me voilà tranquille.

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