‹ Les trois muletiers mélodrame comique en trois actesChapitre 53 sur 60 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LE MARQUIS, seul.

Ah ! par exemple, il ne sera pas dit. (il veut la suivre et chancelle.) Elle échappe et jene peux... (11 sc tâte.) Ah ! elle avait une arme, la petite sournoise: c’est traître... (En frissonnant.) Le froid de l’acier, c’est une sensation singulière ! (Il essaie de marcher.) On dirait de la glace qui descend par les membres et qui cloue les pieds à leur place... (Il peut â peine se soutenir.) Comment, je perdrais connaissance... comme une femme ! c’est humiliant... c’est ridicule, (il cherche â prendre sur lui.) Allons, allons... mes yeux sc couvrent d’un brouillard... mes oreilles tintent... mon cœur faiblit... (Souriant.) Pauvres machines que nous sommes... tous les objets tournent... c’est fini... mon Dieu ayez pitié de moi... je me sens mourir. (11 tombe.)

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