‹ Les trois muletiers mélodrame comique en trois actesChapitre 57 sur 60 · I.E MARQUIS · texte numérisé non relu

I.E MARQUIS

11 a donc été arrêté?

MARIOL.

Par les gardes de son Éminence, qui vient d’arriver au Louvre.

LE MARQUIS

Pauvre Comte.

MARIOL.

En ce moment on vient de ramener M“* la Duchesse pour s’emparer de sa correspondance et visiter l'hôtel où l'on suppose que vous êtes caché. LE MARQUIS.

Allons, le Cardinal brochant sur le tont ; il était écrit là-haut que je n'en réchapperais pas.

MARIOL.

A moins d’un miracle. (On entend un bruit audehors.) Entendez-vous les voix, les armes?

LE MARQUIS

Que veux-tu que j'y fasse , je partagerai le sort de mon ami de Chalais. (Aux frères.) Ça nous mettra tous d'accord, mes maîtres. Vous échapperez à tout soupçon, en me livrant.

PÉRÈS

Pour qui nous prenez-vous ? On attaque, on tue avec joie un ennemi... mais le livrer à ses bourreaux...

JO AN* ES

Bien, frère !

MARIOL.

Bien, bien, le temps presse.

LF. MARQUIS.

Je vous déclare que je m'abandonne à vous.

Faites de moi tout ce qu’il vous plaira. I.ivrez-moi, tuez-moi, enterrez-moi, mais dépêchezvous. PÉRÈS.

Attendez... mon habit de muletier est resté dans ce coffre.

campasi, courant le prendre.

Heureuse idée !

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