I.E MARQUIS
11 a donc été arrêté?
MARIOL.
Par les gardes de son Éminence, qui vient d’arriver au Louvre.
LE MARQUIS
Pauvre Comte.
MARIOL.
En ce moment on vient de ramener M“* la Duchesse pour s’emparer de sa correspondance et visiter l'hôtel où l'on suppose que vous êtes caché. LE MARQUIS.
Allons, le Cardinal brochant sur le tont ; il était écrit là-haut que je n'en réchapperais pas.
MARIOL.
A moins d’un miracle. (On entend un bruit audehors.) Entendez-vous les voix, les armes?
LE MARQUIS
Que veux-tu que j'y fasse , je partagerai le sort de mon ami de Chalais. (Aux frères.) Ça nous mettra tous d'accord, mes maîtres. Vous échapperez à tout soupçon, en me livrant.
PÉRÈS
Pour qui nous prenez-vous ? On attaque, on tue avec joie un ennemi... mais le livrer à ses bourreaux...
JO AN* ES
Bien, frère !
MARIOL.
Bien, bien, le temps presse.
LF. MARQUIS.
Je vous déclare que je m'abandonne à vous.
Faites de moi tout ce qu’il vous plaira. I.ivrez-moi, tuez-moi, enterrez-moi, mais dépêchezvous. PÉRÈS.
Attendez... mon habit de muletier est resté dans ce coffre.
campasi, courant le prendre.
Heureuse idée !