‹ Les trois muletiers mélodrame comique en trois actesChapitre 58 sur 60 · CÈNE XL · texte numérisé non relu

CÈNE XL

(Les trois frères se mettent à déshabiller de Méru.)

pÉnÈs.

Eh vite ! à lias les dentelles !

CAMPA. NI

Et le justaucorps brodé.

JOANNES

Et les cordons brillans !

LE MARQUIS

Nous avons l'air ma foi de jouer au roi dépouillé.

MARIOL.

11 n’est guère temps de rire.

CAMPANI

Que faire de ces oripeaux ?

PÉRÈS

Tout cela dans le trou... et le manteau que vous oubliez. .. là, maintenant de la terre pardessus. (Tout le monde se met à la besogne.) La noblesse enterrée, on sauvera l'homme, (il présente une veste au marquis.) L’autre bras... ça gratte un peu... l'étoffe on est commune.

LE MARQUIS

Va toujours... ta conduite me prouve qu’un cœur d’honnête homme a battu là-dessous.

JOANNES , qui regardait par une croisée du fond.

Ils sont au premier étage.

MARIOL, a l’autre.

Et dans la cour.

CAMPA*I, montrant la tête du marquis.

Cette coiffure ne peut rester ainsi. (Il prend Mariol par le bras, et l’amène vivemeut près du Marquls.)

LE MARQUIS

Ils songent à tout.

MARIOL, arrangeant les cheveux.

C’est que s’ils arrivaient... il n’en faudrait pas plus pour me compromettre.

LE MARQUIS

Parce que tu me décoiffes...

MARIOL.

Le Cardinal pourrait croire que je partage vos opinions. campani.

Poltron !

JOANNES

La résille d’un côté de la figuré.

CAMPANI

Ce large chapeau pour l’ombrager tout entière. PÉRÈS.

Et dans ces mains trop blanches une éponge, et vite au travail. (Il lui montre la chaise.)

Pour le coup, me voilà peuple de eostume et de manière.

JOANNES, à demi-voix.

Tâchez de l’être aussi de cœur, si c’est possible.

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