SCENE XII
Les Mêmes, NITELLA , avec ses vétemens de femme, Tout le Monde.
NITELLA.
Le marquis de Méru ! accusc-t-on quelqu'un de sa mort?
LE CHEF
Le marquis mort! qui dit cela.
Moi, qui l'ai poignardé de ma main.
PÉRÈS
Est-ce possible ! cette jeune fille a perdu la tête.
LA DUCHESSE
Toi Nitclla?
NITELLA.
Oui, j’ai tué le marquis, à cette place d'un coup de stylet, et j'ai été me jeter aux pieds de notre bonne reine Anne d'Autriche pour implorer sa protection royale. La , devant le cardinal de Richelieu, qui venait d'entrer avec le roi, j’ai confessé le meurtre, en déclarant à haute voix , pourquoi je l'avais commis. Son action est d'une amc courageuse, a dit la Reine, et Louis XIII a repris je pense comme vous et je lui fais grâce. C'est une tête qu'elle m'enlève, a ajouté le Cardinal, car je la destinais à la hache du bourreau. Mais puisqu'il est bien et dûment mort, Dieu veuille avoir son aine.
LE MARQUIS, a part.
Le pauvre homme.
NITELLA.
Va donc en paix, jeune fille. Je te donne l’absolution. Alors le monarque a scellé de son sceau royal ce sauf-conduit pour moi et tous ceux qu'on pourrait inquiéter à cause de cette mort.
MARIOL.
J'en voudrais bien un aussi pour moi de saufconduit !
Mon intention, hélas, n'était point de servir sa politique ; et j’ai regret, Dieu m’en est témoin, . d'avoir été forcée...
LE MARQUIS, à l'oreille de Mtella.
Soyez sans remords...
NITELLA, involontairement.
Le marquis!..
Pérès, vivement.
11 est parti n'en parlons plus.
LECUEF.
Comment , parti !
PÉRÈS
Oui, sans doute, parti pour l'autre monde.
LE CHEF
* Eh bien qu’il y reste.