SCÈNE XI
Les Mêmes, U* Chef de Sbires du Cardinal, Sbires, Gens de la Duchesse, puis LA DU- CHESSE.
CHEF DF. SBIRES, en dehors.
Maintenant, au rez-de-chaussée.
MARIOL.
Cette fois, les voici.
CHEF DF. SBIRES, de même.
Les écuries, la serre et les remises.
m a MOL, pendant que le chef des sbires entre avec*®*
son monde.
Pourvu au’ils n’aillent pas me demander ce que je fois la.
LA duchesse, entrant la dernière.
Forcer une femme de ma sorte à suivre des gens de votre espèce jusqu’en ce lieu, c’est une indignité.
LE CHEF DES SBIÏtES.
M" # la Duchesse, c’est l'ordre du Cardinal.
LA DUCHESSE
Votre cardinal est un infime.
MARIOL, k demi-voix.
Oh ! mais je ne suis pas du tout de cette opinion déplorable.
LE CnEF DES SBIRES.
Avec tout le respect que je vous dois, j’ai l’ordre de vous obliger à nous suivre dans toutes les parties de cette habitation qui doit être fouillée en votre présence. Et d’abord, que se passet-il? quels sont ces hommes ? que ront-ils ici, à pareille heure?
CAXIPANI.
Celui qui vous parle, étrille les chevaux de M"* la Duchesse, quand il lui plaît.
PÉRÈS
Et moi, lieutenant du guet, je venais comme vous prendre des renseignemons auprès de maître. Mariol, le coiffeur de la maison...
MARIOL.
Cette idée de faire voir que je suis 15.
CAWPANI, montrant le marquis.
Et le camarade. (Appuyant.) Nétoic la litière pour demain.
LE CHEF
Ce sera pour tout de suite , si vous le voulez bien.
JO A N NSE.
Comment ?
LE CHEF
Madame la duchesse part sans délai pour Bruxelles.
Tors.
Serait-il possible.
LA DUCHESSE
Oui , mes amis , l'exil. On éloigne de notre souveraine adorée tous ceux qui raiïectionuent et qu'elle honore de son amitié. (Au chef.) Eh bien ! dclivrez-moi sans retard de celte odieuse persécution. (Au marquis sans le reconnaître. ) Et vous, préparez la litière.
LE MARQUIS
Oui, M** la duchesse.
LAÜUCIIESSE, à Pérès.
Cet homme...
pfcnfcs, à demi-voix.
Est de votre connaissance.
LE MARQUIS
Quand vous voudrez prendre place.
LE CHEF, lut mettant la main sur l’épaule.
T Une minute, mon brave, personne ne sortira avant que nous ayons trouvé le marquis de Méru. Il est dans l'hôleL (a Pérès.) N’estcc pas votre consigne aussi, commandant ?
PÉRÈS , a haute voix.
Personne ne sortira avant que nous n'ayons trouvé le Marquis.
LE MARQUIS, a part.
Ainsi nous avons pris bien de la peine pour rien.
MARIOL.
Ça tourne au très vilain.
LE CHEF, aux sbires qui cherchent.
Fouillez, fouillez partout, puisqu'il n'est'pas là-haut il est ici; nous en sommes sûrs, on a suivi ses traces ; mort ou vif, il nous faut le'marquis de Méru.