ACTE I, SCÈNE II
dix-huit, vingt commis: j’en .ai vingt-deux, et tous occupés! Pourquoi cela? Parce que l’aisance plus répandue.... la laine plus délicatement travaillée.... le luxe qui est de toutes les classes.... le coton substitué à
la toile nos relations avec l’étranger, et beaucoup
d’autres causes!. ..Finalement, on gagne de l’argent et on marie ses filles.... On m-’a expliqué cela au dernier collège électoral!....
DESPRÉS
Et vous nous l’expliquez yous-méme avec une profondeur...
BERTRAND
Ah! à présent, nous autres marchands, nous sommes forts en littérature et en politique... Tenez, j’ai Gustave, un de mes jeunes gens, qui tourne fort joliment le couplet. C’est tout simple : il va si souvent au spectacle... le dimanche. Ah! ça, monsieur Després, vous nous ferez l’honneur d’assister ce soir à la signature du contrat?
DESPRÉS
Certainement, (a Deu-osien.) Dites donc quelque chose.
BERTRAND
Nous n’aurons pas autant de monde que le jour de la noce, chez (Jrignon !
MADAME BERTRAND
Rien que la famille, trente-huit personnes. Nous les avons comptées : n’est-ce pas, Georgetle?
GEORGETTE
Oui, maman, trente-huit.
BERTRAND
Vous verrez que la famille dans laquelle vous allez entrer n’est pas à dédaigner.
MADAME BERTRAND
11 y a des confrères; un employé à la poste, deux au Trésor.
BERTRAND
La veuve d’un commissaire priseur... Et puis, le savant de la famille, un pharmacien!...
MADAME BERTRAND
Il est fâcheux que vos parens ne soient pas à Paris.
, DESROSIERS
Oui, c’est très fâcheux. Je regrette surtout mon *
oncle de Lyon : je lui avais écrit...
DESPRÉS
Heureux Desrosiers! Ah çà, mes amis, je vous laisse: j’ai une affaire grave à terminer...
MADAME BERTRAND
Monsieur Després ; en descendant , donnez donc un