GEORGETTE, BERTRAND, MADAME BERTRAND, DESPRÉS, DESROSIERS, GUSTAVE
DESPRÉS
Les voilà! .T’ai tout appris.... tout entendu.... Je vous les amène. ( Ba« à d«kohot.) 11 parait que l’affaire marche à merveille.
BERTRAND
Approchez, Mademoiselle. Comment! vous avez eu l'audace de déclarer à Monsieur que vous ne l’aimiez pas, et que vous aimiez M. Gustave?
GEORGETTE
Je n’ai pas dit que j’aimais M. Gustave.
BERTRAND. • '
Petite hypocrite !
MADAME BERTRAND
Ah Gustave ! comme vous m’avez trompée !.. Voyez
maintenant, quel scandale ! ... comme on va jaser dans le quartier. Le notaire averti; nos trente-huit parens qui vont venir ce soir!...
OESROSIERS.
Mais réfléchissez donc!... Si vous voulez être raisonnables, il y aura tou jours un mariage : vos trentehuit parens ne sauront rien, puisqu’il ne me connaissent pas ; il n’y aura que les noms du fu tur à ehanger sur le contrat.
BERTRAND
Point du tout; il faudra aussi changer les articles! Je n'irai pas faire à ce jeune homme tous les avantages djuevous aviez exigés.
GUSTAVE
Ah Monsieur! ne suis-je pas trop heureux, si vous
daignez m’accorder la main de votre fille ?
DESROSIERS
Allons , madame Bertrand, cédez à nos prières!
DESPRÉS
Monsieur et madame Bertrand , car il est temps enfin que je prenne aussi la parole! J’ai admiré en silence les nobles procédés de. mon honorable ami ; mais je me croirais coupable si je ne m'efforçais pas de désarmer