‹ Les trois quartiers, comedie en trois actes et en proseChapitre 28 sur 97 · ACTE I, SCENE XI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE XI

DÇSROSIERS.

Ah! mon cher ML Bertrand! ma chère M“ e Bertrand ! ,

BERTRAND

Qu’avez-vous donc?

DESROSIERS

Vous êtes Un homme... capable, Monsieur Bertrand; vous êtes un excellent père, et, comme le bonheur de votre fille n’en sera pas moins assuré , vous n’aurez pas besoin de faire comme moi un effort de courage !...

BERTRAND

Ah mon dieu ! que signifie ce ton grave et imposant que vous prenez là ?

DESROSIERS

Mon ami, c’est sur vous que je compte pour faire entendre raison à madame Bertrand, dont la vive sensibilité... (à pan.) Je ne sais comment m’y prendre.

MADAME BERTRAND

Que voulez-vous dire, mon gendre?

DESRÇSIERS.

Votre gendre? Ah! c’est un titre dont j’aurais voulic me glorifier! hélas ! il faut y renoncer !

BERTRAND

Renoncer! ' -

DESROSIERS

JVe me croyez aucun motif injurieux, ni à vous ni à votre famille! mais il ne m’est que trop prouvé que je ne suis pas aimé de l’intéressante Georgette.

BERTRAND

Ah! Il faudra bien qu’elle vous aime!

DESROSIERS

Ecouiez-moi , mes amis ; car je vois qu’il faut sur-lechamp frapper les grands coups! Votre fille n’a pas d’attachement pour moi ; mais , par un système de compensation bien entendu, elle en a pour un autre!

MADAMDE BERTRAND.

Pour un autre! et quel est donc?...

Votre favori , madame Bertrand ; ce jeune homme charmant, qui fait tout de travers depuis quelques jours.... c’est la jalousie qui le poussait hors de lui. Mais quand vous aurez comblé ses vœux... quand vous aurez consenti...,

BERTRAND

Jamais!.. Un petit commis.... sans état..,.

DESROSIERS

Ah! je le sais! mais avant d’étre uni à vous par les liens du sang, ne l’est-il pas par ceux de l’a-

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