‹ Les trois quartiers, comedie en trois actes et en proseChapitre 57 sur 97 · JENNY,, MARTIGNY, DESROSIERS · texte numérisé non relu

JENNY,, MARTIGNY, DESROSIERS

JENNY, à part.

Le vilain homme !

DESROSIERS

Ah! monsieur... vous me trouverez peut-être indiscret!... En votre absence, je me suis permis de parler à mademoiselle du grand projet...

MARTIGNY

En effet , c’est aller un peu vite!

DESROSIERS. '

Mademoiselle m’a répondu avec une réserve...

JENNY, à paru

Il me semble qafeje n’y ai mis que trop de franchise !

MARTJGNY,

Un moment, s’il vous plaît, monsieur Desrosiers! Puisque vos prétentions à la main de ma soeur ne sont plus un mystère, vous me permettrez , tandis que notis sommes encore seuls, de vous demander à vous-méme quelques renseignemens sur vous , sur votre famille. Je n’attachc^ucun prix au hasard de la naissance; mais cependant....

Votre demande est toute naturelle, et j’ose même

dire encourageante pour moi. Ma mère , mademoiselle

d’Apremont, était c^’une bonne origine : famille de

finance! Par suite des malheurs publics, mes parens se

sont trouvés dispersés. Fils unique , sans fortune , je

n’ai eu de ressources que dans mes travaux- etmes spéculations! J’ai une cousine veuve d’un ancien magistrat; je suis neveu de M. Dorneville , riche manufac turier de Lyon!...

MARTIGNY

Monsieur Dorneville, dites-vous? de Lyon?

DESROSIERS

Un homme très considéré!... c’est mon oncle!

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