JENNY,, MARTIGNY, DESROSIERS
JENNY, à part.
Le vilain homme !
DESROSIERS
Ah! monsieur... vous me trouverez peut-être indiscret!... En votre absence, je me suis permis de parler à mademoiselle du grand projet...
MARTIGNY
En effet , c’est aller un peu vite!
DESROSIERS. '
Mademoiselle m’a répondu avec une réserve...
JENNY, à paru
Il me semble qafeje n’y ai mis que trop de franchise !
MARTJGNY,
Un moment, s’il vous plaît, monsieur Desrosiers! Puisque vos prétentions à la main de ma soeur ne sont plus un mystère, vous me permettrez , tandis que notis sommes encore seuls, de vous demander à vous-méme quelques renseignemens sur vous , sur votre famille. Je n’attachc^ucun prix au hasard de la naissance; mais cependant....
Votre demande est toute naturelle, et j’ose même
dire encourageante pour moi. Ma mère , mademoiselle
d’Apremont, était c^’une bonne origine : famille de
finance! Par suite des malheurs publics, mes parens se
sont trouvés dispersés. Fils unique , sans fortune , je
n’ai eu de ressources que dans mes travaux- etmes spéculations! J’ai une cousine veuve d’un ancien magistrat; je suis neveu de M. Dorneville , riche manufac turier de Lyon!...
MARTIGNY
Monsieur Dorneville, dites-vous? de Lyon?
DESROSIERS
Un homme très considéré!... c’est mon oncle!