‹ Les trois quartiers, comedie en trois actes et en proseChapitre 58 sur 97 · ACTE; II, SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

ACTE; II, SCÈNE XIV

MARTIGNY

Je l’ai beaucoup connu!... il eta^^enu s’établir à Paris; mais Voilà deux mois que nous l’avons perdu !

DESROSIERS

Il est mort! mon oncle! Ah! Monsieur, quand j’ai débarqué au Havre, je me suis empressé de lui écrire.. Je me plaignais de n’avoir pas de réponse; j’étais loin de prévoir....

MARTIGSY.

Je suis désolé de vous avoir appris si brusquement...

DESROSIF.RS.

Mon pauvre oncle! eh mais, vraiment ! son fils , mon cousin Charles, fait un bel héritage ! mon oncle a dû laisser une grande fortune !

MARTIGNY

Fortune superbe! mais ignorez-vous que M. Dorneville avait perdu son fils? un malheureux duel ! il y a deux ans.

DESROSIERS

Ah! grand Dieu! j’apprends la mort de tous les miens!

Pau f e homme ! il me fait de la peine !

MARTIGNY

Je conçois tout ce que votre position a de pénible !

DESROSIERS

Mais attendez dçnc!... mon cousin Charles n’avait ni frère ni sœur! mon oncle n’avait pas d’autre neveu

que moi

MARTIGNY

Par conséquent, c’est vous qtii hériteriez?!..

DESROSIERS

Cela me parait assez vraisemblable!

* MARTIGNY

Si l’héritage est à vous , vous devez faire4es démarches nécessaires pour le recueillir! ...

OESROSIERS.

C’ëstyrai ! jesuis dans un trouble ! ...Expatriez-vous

donc! à votre retour, vous vous trouvez seul sur la

terre! sans parens, et avec une fortune!... Il faut (fhe

j’écrive sur-le-champ à Lyon ! * ^

Mais, je vous le répète, c’est à Paris que M. Dorneville est mort !

DESROSIERS

À Paris?

MARTIGNY

Les affaires de la succession sont entre les mains de

M. Fontaine, notaire, ici près, rue de Provenue.

Page 1