‹ Les trois quartiers, comedie en trois actes et en proseChapitre 68 sur 97 · CTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

CTE III, SCÈNE II

LA COMTESSE

Ma tante!

LA MARQUISE

Laissez-moi faire, ma nièce, et songez que nous ne nous engageons à rien; «nais il fautevoir. Comment le nommez-vous donc, ce monsieur?

DESPRÉS

M. Desrosiers.

LA MARQUISE

Le nom n’est pas mal.

DESPRÉS. tr *9

Je laisse de côté son immense fortune; ce n’est rien pour vous, mesdames... Je ne veux vanter que ses rares qualités : en m’adressant à madame la comtesse * de Montfort, je parle à unéïemme qui sait apprécier les sentimens nobles, les belles actions. J’ai été témoin de plusieurs traits de mon ami Desrosiers... 11 en est un surtout...

LA MARQUISE

Racontez-nous’eela bien vite.

LA COMTESSE

Oui : quel est donc ce beau trait de votre ami?

f DESPRÉS.

Pressé par nos instances, il était sur le point d é-

pouser une jeune personne fort intéressante : il apprend qu’elle est aimée par un jeune homme sans fortune... Eh bien! mesdames, M. Desrosiers, mon ami Desrosiers ne prend point de repos qu’il n’ait fléchi les parens efcobtenu leuf consentement à l’union de son rival et de celle qui lui était destinée. Je ne sais pas même s’H n'a pas fait secrètement quelques avances au jeune homme; il ne me l’a pas dit, mais il en est bien capable. ,

LA MARQUISE

Eh bfen! ma nièce, qu’en dites-vous?

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