‹ Les trois rivaux, ou, La fille romanesqueChapitre 20 sur 85 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

LE CAPITAINE, FAG.

FAG.

MoivsiEiiR , le colonel votre père est venu pendant que vous étiez sorti.

LE CAPITAINE

Qu'a-t-il dit en apprenant que j'étais ici?

FAG.

De ma vie je n'ai vu un barbon plus étonné.

LE CAPITAINE

Que lui avez-vous répondu ?

FAG.

J'ai menti , Monsieur. Je ne me rappelle pas précisément le mensonge ; mais vous pouvez être sur qu'il n'a pas su de moi la vérité. Cependant , Monsieur, crainte de quelque bévue à l'avenir, fixons, s'il vous plaît , ce qui vous attire à Bath. Nous mentirions avec un peu plus d'harmonie. Les domestiques ont été curieux , très-curieuît.

iG LES TROIS RIVAUX.

LE CAPITAINE

Vous n'avez rien dit?

FAG.

Oh! pas un mot... Thomas, son cocher, que je liens pour le plus discret de son espèce....

LE CAPITAINE

Morbleu ! maraud , vous ne lui avez rien confié ?

FAG.

Non, Monsieur; non , non , sur ma v^-racilé! Il a été un peu qiieslionncur, mais j'ai été rusé , diaLlcment rusé! Mon maîlre , lui ai-je dit, est venu à Balh pour

recruter Oui, Monsieur, j'ai dit pour recruter. Et

que ce soit hommes, argent, femme ou santé, pendant la saison des eaux....

LE CAPITAINE

Recruter fera l'affaire; soit.

FAG.

Oh 1 merveilleusement. Pour donner un air à la chose , j'ai ajouté que vous aviez déjà enrôlé dix commis léformés , vingts petits joueurs h la baisse, et trente garçons de libraires ruinés par des pamphlets.

LE CAPITAINE

Butor , n'en dites jamais plus qu'il ne faut.

FAG.

Je vous demande pardon. Monsieur, je vous demande pardon ; vu mensonge n'est rien si un autre ne l'appuie-

LE CAPITAINE

N'avez-vons point appris si mon ami Fakland est de retour?

FAG.

Il s'habille.

LE CAPITAliNE.

Sail-il que mon père et miss Molville sont arrivés?

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