‹ Les trois rivaux, ou, La fille romanesqueChapitre 23 sur 85 · ACTE II, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE II

FAKLAND.

Quel sujet, dites-vous? Ciel! n'en ai-je pas mille? Ah ! capitaine, quand deux âmes sensibles et délicates sont séparées, il n'est pas un aspect nouveau vers le ciel, un bruit des élémens, un souffle dans l'air qui ne présage un sujet de crainte à l'amant.

Ainsi donc , Fakland , si vous étiez convaincu de l'heureuse disposition d'esprit, de la santé de Julie, vous seriez parfaitement heureux?

FAKLAND.

Au-delà de tout ce qu'on peut exprimer. C'est mon seul tourment.

LE CAPITAINE

Par pitié pour vous, Fakland , il iaut que je vous en délivre. Miss Melville jouit d'une santé parfaite.... et dans ce moment même.... elle est à Bath.

FAKLAND.

Est-il vrai ?

LE CAPITAINE

Depuis une heure , au plus. Elle est arrivée avec mon père.

FAKLAND.

Sérieusement ?

LE CAPITAINE

Vous connaissez trop bien le colonel Absolu pour être surpris d'un caprice de ce genre.

FAKLAND.

Mon cher capitaine!... A présent, rien sur la terre ne peut me causer un moment de chagrin.

FAG entrant.

Monsieur, M. Desacres, qui arrive, est dans la salle basse.

Restez, Fakland. Ce Desacres vil à un mille du châ-

teau de mon père; il pourra vous dire comment voire maîtresse s'est portée depuis votre absence.

FAKLAND.

Connaît-il la famille?

LE CAPITAINE

Oh I le très-intime; il est aussi mon rival. J'entends un autre moi , car il ignore que son ami le capitaine ait jamais vu Lydie. Il est assez plaisant de l'entendre se plaindre à moi d'un rival qui se cache. Chut ! c'est lui.

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