‹ Les trois rivaux, ou, La fille romanesqueChapitre 22 sur 85 · LE CAPITAINE ABSOLU, FAKLAND · texte numérisé non relu

LE CAPITAINE ABSOLU, FAKLAND

LE CAPITAINE

Vous clos ponctuel dans voire retour, Fakland.

FAKLAND.

Quelle nouvelle depuis huit jours que je ne vous ai vu? Lydie —

i8 LES TROIS RIVAUX.

LE CAPITAINE

Tout comme auparavant. Je ne l'ai pas vue depuis noire querelle; mais j'espère d'être rappelé.

FAKLAND.

Que ne lui persuadez-vous, pour en finir, de se faire enlever?

LE CAPITAINE

Comment, de perdre les deux tiers de sa fortune? Vous oubliez ce point, mon ami.

Vous l'aimez , vous êtes sûr d'elle; proposez-vous à la tante avec le grade de capitaine.

LE CAPITAINE

Doucement, doucement. Ma petite Lydie se laisserait enlever, j'en suis convaincu, par l'enseigne Béverley; mais je ne suis pas du tout certain qu'elle voulût m'épouser avec le consentement de la famille. Un sot mariage bien régulier, et l'espoir d'une grande fortune de mon côté... c'est le grand obstacle, impossible à lever.... Mais, Fakland, vous dînez avec nous?

FAKLAND.

Je ne puis , capitaine. Je ne suis pas dans une disposition d'esprit....

LE CAPITAINE

Parbleu, Fakland, il faudra renoncer à voire société; vous êtes l'amant le plus grondeur, le plus incorrigible.

FAKLAND.

Ah ! capitaine, votre cœur, comme le mien, n'est pas fixé h un seul objet. Vous avez adoré toutes les femmes, et moi j'aime pour la première et la dernière fois de ma vie.

LE CAPITAINE

Quel sujet de crainte , maintenant , entre-t-il dans voire bizarre cervelle?

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