‹ Les trois rivaux, ou, La fille romanesqueChapitre 41 sur 85 · LE CAPITAINE, MADAME NÉOLOG · texte numérisé non relu

LE CAPITAINE, MADAME NÉOLOG

MADAME NÉOLOG, une lettre à la maiu.

Vous êtes fils du colonel! ce titre, Monsieur, vous recommande assez, et cet air ingénu m'eût appris tout ce qu'un père me dit de vous.

l^-x LES TROIS RIVAUX.

LE CAPITAINE

N'ayant jamais vu miss Deslangueurs , mon seul motif, vous le croirez, c'est de m'allier à mistriss Néolog, dont les qualités intellectuelles, le savoir sans affectation....

INIADAME NÉOLOG.

Monsieur, c'est pour moi un honneur infini.... Je vous prie, capitaine, de vous asseoir.... Ah! qu'on sait peu apprécier ces qualités ineffectuelles dans une femme. Ils n'ont des sens, du goût, les hommes, que pour cette fleur, sans valeur, selon moi, qu'on appelle beauté.

LE CAPITAINE

Et nos dames ne croient-elles pas que notre première admiration est pour la beauté, et que le savoir est superflu. Peu de femmes, comme madame Néolog. . .

MADAIME NÉOLOG.

Monsieur, vous me comblez, {yi part. ) Ce bon ton a disparu. Ah ! quel malheur pour les femmes ! [Haut.) Excepté vous, capitaine , ne trouver rien d'aimable qu'entre quarante et cinquante ans !

LE CAPITAINE

Vous oubliez le malheur des jeunes gens, Madame; ceux qui ont du goût n'aiment que les grand'mamans.

MADAME NÉOLOG.

Vous n'ignorez pas, capitaine, que la petite étourdie s'est éprise d'un enseigne dont personne ici ne connaît la famille.

LA CAPITAINE

J'ai entendu parler de cette folie.

JNIADAME NÉOLOG.

Cela me donne V hydrostatique h un tel degré ! J'ai cru qu'elle avait cessé de correspondre avec lui; mais voilà que ce jour même, j'ai intercède une icllrc de de cet apoco. (Elle la mo7itre).

Page 1