‹ Les trois rivaux, ou, La fille romanesqueChapitre 44 sur 85 · ACTE III, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE III

MADAME NÉOLOG.

Je suis ravie du plan. Rien n'est mieux imaginé.

LE CAPITAINE

Mais si je voyais Lydie? Je voudrais la sonder un peu.

MADAME NÉOLOG.

Je doute qu'elle soit préparée à cette visite. Il y a certain décorum dans ces affaires....

LE CAPITAINE

Oh ciel, elle me refuse! {Haut.) Dites -lui que

Béverley

MADAME NÉOLOG.

Monsieur!

LE CAPITAINE

Ah, ma langue !

MADAME NÉOLOG.

Que dites-vous de Béverley?

Ah!... j'allais vous proposer, par pure plaisanterie au moins, de lui dire que Béverley est en bas.

MADAME NÉOLOG.

C'est un tour qu'elle aurait mérité. Et d'ailleurs ce freluquet ne lui promet-il pas d'avoir mon consentement pour la voir ? Ah ! ah ! qu'il l'obtienne donc , s'il le peut. Qu'il l'obtienne!... Lydie, descendez... Il me fera l'intermédiaire de ses rendez-vous ! ah ! ah !... Descendez-donc, Lydie! je ne m'étonne pas devons voir rire. Ah ! ah ! ah ! son impertinence est risible?

LE CAPITAINE

ïrès-risible , sur mon honneur , madame , ah ! ah! ah!...

MADAME NÉOLOG.

Lydie! La petite effrontée ne veut pas entendre! Pour un moment adieu. Ah, vous n'avez pas encore assez ri. Me tromper ! ah ! ah !

Page 1