‹ Les trois rivaux, ou, La fille romanesqueChapitre 68 sur 85 · ACTE IV, SCENE IX. -ji · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE IX. -ji

LE CHEVALIER

Ergo ! vous n'êtes pas du même avis.

LE CAPITAINE

Je VOUS ai mal conçu, chevalier, ou c'est une querelle que vous cherchez.

LE CHEVALIER

Grand merci ! vous l'avez deviné.

LE CAPITAINE

Je ne m'oppose pas, mais examinons.

Comme elle est, c'est une très-jolie petite querelle ; ce serait la gâter que de vouloir l'expliquer. Du reste, votre mémoire est courte, ou vous feignez d'oublier certains mots... 11 suffit. Nommez la place et l'heure.

LE CAPITAINE

Le plus tôt, puisque c'est votre envie. Ce soir, au jardin du Roi. On ne craint pas d'y être interrompu.

LE CHEVALIER

Un duel est-il éventé? tout le monde accourt, et on ne peut tranquillement se couper la gorge. Cependant, capitaine, s'il vous est égal, et ce serait de voire part une bonté singulière, la rencontre serait au Parc. Une petite affaire m'y appelle à six heures; je pourrai dépêcher deux choses à la fois.

LE CAPITAINE

Au Parc donc, à six heures.

LE CHEVALIER

Si vous le voulez bien {A part.) Voilà donc une

affaire arrangée, et j'ai l'esprit tranquille. {Il sort.)

72 LES TROIS RIVAIjX.

Page 1