‹ Les trois rivaux, ou, La fille romanesqueChapitre 7 sur 85 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

Tiens, Thomas, elle pourrait payer la dette nationale aussi facilement que moi le mémoire de ma blanchisseuse. Son carlin mange dans l'or, elle nourrit soa perroquet de petites perles, et tous ses pelotons de lil sont faits avec des billets de banque.

LE COCHER

Son nom ?

FAG.

Lydie Deslangueurs. *y

LE COCHER

Jolie?

FAG.

Belle à ravir.

LE COCHER

Couple fringant ! Il me tarde de le voir harnaché dans le mariage. Mais, dis-moi, quel endroit est-ce , Bath?

FAG.

Le Spa de l'Angleterre. Les goutteux se baignent , bâillent, se promènent; l'étranger guette la veuve riche, ou lorgne la jeune héritière : on s'enlève, on se marie. D'ailleurs la régularité des habitans m'excède : pas un bal, pas un écarté après minuit. Mais, regarde!

LE COCHER

La suivante de Lydie ! [Il approche.) Lucy, ce car-, ton est envoyé par miss Melville.

LUCY

Des chapeaux ! et du meilleur goût , ma foi ! rien d'étonnant ; faits à Paris. {Elle s'éloigne. )

FAG.

Adieu, Thomas. Je cours porter ta nouvelle. [Il revient. ) J'ai un rendez- vous ce soir h la taverne du Grand- Cerf; viens m'y trouver, tu boiras du madère excellent.

LE COCHER

Du madère ! Où le prends-tu?

FAG.

Dans la cave de mon maftre. Adieu, adieu.

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