SCÈNE VIII
Les paÉcÉDENs, LE COLONEL, DAVID, MADAME NÉOLOG, LYDIE, JULIE.
DAVID, au coloueL
Frappez, mon doux Monsieur, frappez mon maître le premier. •
LE COLONEL
Rengainez, mon fils, rengainez, ou j'entre en fureur. Comment! vous avez un duel. Monsieur!
LE CAPITAINE
Le chevalier peut l'expliquer mieux que moi : il m'a défié, et vous savez. Monsieur^ que je sers Sa Majesté.
LE COLONEL
Il est joli , là. Je le prends sur le fait, prêt h couper la gorge à un homme, et il me dit qu'il sert Sa
Majesté. Morbleu! comment donc avez-vous osé, fripon, tirer l'épée contre un sujet du Roi?
LE CAPITAINE
Monsieur m'a provoqué sans expliquer ses raisons.
LE COLOISEL, d'un ton goguenard.
Comment s'est-il fait. Monsieur, que vous ayez provoqué mon fils sans expliquer vos raisons ?
LE CHEVALIER
11 m'a fait une insulte que mon honneur n'a pu pardonner.
LE COLONEL
Maugrebleu, Jack! vous avez fait une insulte que l'honneur de Monsieur n'a pu pardonner !
MADAME NÉOLOG.
Laissons l'honneur. Approchez, capitaine... Vous nous avez terrifiées... au point que Lydie a failli à se pâmer... Elle consent, capitaine...
LE CHEVALIER
Madame, permettez un mot.Vous voyez son silence.
LYDIE
Qu'entendez-vous, Monsieur?
LE CHEVALIER
Allons, Délia, ce n'est pas le moment de dissimuler.
LYDIE
C'est vrai. J'offre ma main au capitaine Absolu, et je le prie de me rendre sa tendresse.
LE CAPITAINE, ù Lydie.
Quel charme dans ces paroles! Chevalier, je
soupçonne quelque méprise Au sujet de cet affront
prétendu un mot sujQGt : ce no pouvait être mou intention. Comme vous êtes ;^ présent convaincu que je ne craindrais pas d'avouer une injure réelle, je ne