‹ Les Trois Rome (volume 2)Chapitre 5 sur 106 · AYANT-PROPOS. IX · texte numérisé non relu

AYANT-PROPOS. IX

celte Église, mère, maîtresse cl module de toutes les autres. >'ulle pai'l un système de charité plus maternel, plus complet, plus ancien; nulle part des œuvres de pieté qui réfléchissent mieux l'esprit essentiel du catholicisme. Mais Rome, contente d'opérer le bien, n'a pas de journaux chargés de le publier; et le tableau religieux de ses institutions est encore à faire dans les Guides d'Italie : Les Trois Rome en esquissent les principaux traits.

Jusqu'ici le voyageur n'a point franchi les limites de la Cité. Cependant hors de Home, et surtout dans les entrailles de la terre, se trouvent d'autres merveilles qu'il n'est pas permis d'oublier. Les lieux célèbres de l'antique Latium, les villas, les voies romaines, plusieurs basiliques, et surtout les immortelles Catacombes deviennent l'objet d'un dernier voyage. Descendu dans la Rome souterraine, nous étudions l'origine, la destination, les tombes, les chapelles, les rues, les places, les habitants de cette grande cité des martyrs. A la dilîérence des écrivains français qui n'en parlent pas ou qui n'en parlent qu'en archéologues, nous avons pour but de la faire connaître sous le triple rapport de l'histoire, de l'art et de la religion. Plus encore que les autres, cette partie du voyage, qui forme un volume entier, offre tout l'intérêt de la nouveauté.

Voilà pour Rome.

Après la Ville éternelle, Naplcs, la Campanie, l'Ombrie, les Marches, la Lombardie et le Piémont sont tour à tour visités. Or, bien que dans un degré inférieur, l'Italie participe à la grandeur providentielle de la reine du monde. Elle fut, dès l'origine, le plus brillant satellite de l'astre immense qui entraîne tous les autres dans son orbile. 11 en résulte que ses monuments, ses hommes célèbres, ses apôtres, ses martyrs, ses champs de bataille, prennent aux yeux du voyageur des proportions plus imposantes que les monuments et les hommes des autres nations. C'est sous ce point de vue qu'elle est envisagée, en sorte que la marche suivie dans l'étude de Rome demeure partout la même. Les origines païennes et chrétiennes de chaque cité, ses grands hommes, ses martyrs, ses ruines, ses œuvres d'art, et surtout les institutions de charité, si touchantes et si variées en Italie, forment le panorama offert au spectateur.

Tel est, dans son esprit et dans son objet, le nouvel ouvrage que nous donnons au public. Sauf erreur, il ressemble peu à une répétition de ce qui a été dit de nos jours sur l'Italie : c'est le seul jugement qu'il nous soit permis d'en porter.

Quant à la forme, un voyage ne doit être ni un grave recueil de dissertations philosophiques, ni une série plus ou moins monotone de descriptions géographiques ou de méditations pieuses : c'est un récit; et l'auteur raconte, décrit, jour par jour, ce qu'il voit, ce qu'il apprend, ce qu'il éprouve. Il nous semble que cette manière simple et variée, loin de fatiguer l'attention, l'excite et la soutient; d'autant mieux que les deux plans de Rome rendent les faits palpables, en mettant sous les yeux du

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