QUATRE SOURCES DES MÉTAPHORES
QuTHTiLiEN, suivant ce qu'avait dit â ce sujet Dbvts d'Halicamasse, rapporte aussi à quatre chefs toutes les Métaphores que l'on peut employer ; mais il range ces quatre chefs dans un ordre un peu différent. Il dit donc quel« Métaphores peuvent se prendre et s'appliquer :
!•. De l'animé , à l'animé ; " '
DES METAPHORES. l33
cVfit ainsi que Titz-Livb dit que Catom ayait coutume aboyer contre Scipion '. Ce mot d^aboyer, propre au :iien , n^est pas mal adapta à un censeur hargneux. OcERON dit aussi que , de son temps,- plusieurs orateur» ppaieat plutôt qu'ils ne parlaient *.
a®. De rina^okné, à Tinanimë.
On dit communément les rênes , pour le gouvernail ; le 'ein , en place de la loi ^ le lien , ou le nœud , pour la ommunautë , etc. Un poète a pu dire :
Le pin labourera le raste champ des mers ; ,
Sa proue , en longs sillons , fendra les flota amers ' .
3^. DeTinanimë, à Tanimë. >v
On dit d^un savant mort, qne c'est une lumière éteinte. Catulle apostrophe un jeune homme :
O toi , la fleur des jeunes gens 4 !
4^. De Tanimé, h Tinanimë.
Lies Miëfapliores les plus belles et les pKis agréables sont celles de ee gewre qui paraissent communiquer des sens 5t de la TÏe aux choses natarellement privées d dme et de sentiment.
iAinsri Viit€ttLis â dit d'un fleuve :
L^Araxè gémàsant sons un pont qui Poutrage f .