‹ Les troubadours de ToulouseChapitre 20 sur 83 · AL · texte numérisé non relu

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à l’œuvre de Peire Vidal. On se souvient que d’après le biographe il était naïf et croyait aux promesses féminines : « mas lotas l’enganavan. » Cependant il se présente souvent à nous comme un guerrier et comme un amant irrésistible : « il faisait des folies en armes et en amour », dit le biographe.

Le voici se vantant de ses succès et de sa renommée. « Je remercie Dieu et je lui demande de protéger celui qui m’a élevé. Car je suis si connu que tous les jours m’arrivent des saluts en vers de Catalogne et de Lombardie; tous les jours croît et grandit ma renommée. Pour peu le roi en mourrait d'envie, car, avec les dames, je fais folätreries et jeux.

« Ma vaillance et ma supériorité sont choses connues et prouvées.. Je connais cent femmes dont chacune voudrait m’avoir avec elle, si elle le pouvait ».

« Mais je ne fais jamais le fanfaron ; je n’ai Jamais trop voulu parler de moi-même; j’embrasse les dames et renverse les cavaliers.

(Jai mis fin à maint bon tournoi par les coups mortels que je donne; aussi partout où je vais S'écrie-t-on : « C’est cé Peire Vidal, celui qui { maintient courtoisie et galanterie, qui agit en { galant homme pour l’amour de sa mie, qui { aime mieux batailles et tournois qu’un moine

« n’aime la paix et pour qui c’est une maladie de « séjourner et de rester dans le mème lieu!. »

Ben aja cel que*m noirit

E Deus, quar eu sui aitals, Que mils salutz me venon cascun dia De Catalonha e de Lombardia, Quar a totz jorns poja mos pretz e creis.

Quar per un pauc no mor d’enveja’l Reis, Quar ab domnas fatz mon trep e mon Joc.

Ben es proat e auzit

Com eu sui pros e cabals… Cen domnas sai que cascuna‘m volria Tener ab se, si aver mi podia.

Mas eu sui cel qu'anc no°m gabei ni°m feis Ni volgui trop parlar de mi mezeis, Mas domnas bais e cavaliers desroc.

Maint bon tornei ai partit Pels colps qu’eu fier tan mortals, Qu'en loc no vau c’om no crit :

« So es En Peire Vidals, Cel qui mante domnei e drudaria E fa que pros per amor de s’amia Et ama mais batalhas e torneis Que monges patz, e sembla:1l malaveis Trop sejornar et estar en un loc. »

Voici une autre pièce pleine de fanfaronnades. Elle est composée à propos de la guerre entre le

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