Romanische Forschungen, t. XV (1903), p. 204 sq
Un troubadour de la décadence, Amoros du Luc, adressant un sirventés au roi anglais Henri III (1216-1272), l’excite à venir en France, où il conquerrait, en même temps que le Limousin, la Marche et le Poitou, « LS Normands et Bretons. »
Guiraut de Calanson, dans un planh sur la mort de l’infant Ferdinand (1211), fils d’Alphonse IIT de Castille, le compare à Arthur et aux trois frères, le jeune roi, Henri, Richard Cœur-de-Lion et Jaufre de Bretagne. (Rayn., IV, 65 ; ap. Diez, Leben und Werke, p. 421.) Ce troubadour aurait été d’ailleurs, comme Bertran de Born, « en relations personnelles avec Geoffroy de Bretagne ?.
Après la mort du comte Geoffroy, sa femme Constance mit au monde un fils auquel fut donné le nom légendaire d'Arthur (A4rtus). Peire Vidal fait allusion à la naissance de cet enfant 5 :
Que pos Artus an cobrat en Bretanha, Non es razos que maïs jois mi sofranha.
(Éd. Anglade, XXIII, 29).
« Puisqu’ils ont recouvré Arthur en Bretagne, il n'y a pas de raison pour que la joie me manque. »
Le même troubadour dit ailleurs (XX VIIL, 49) : « Car maintenant les Bretons ont Arthur, en qui ils avaient mis . leur espoir. » |
Qu’er an Artus li Breto On avian lor plevensa.
Les biographies provençales contiennent quelques allusions aux événements de Bretagne. La biographie de Guillaume VII de Poitiers donne la généalogie des trois frères, fils de Henri II. Guillaume eut un fils qui se maria avec la
1. Amoros du Luc, En chantar el sirventes, str. 2. Le sirventés serait de mars-avril 1230, d’après M. Jeanroy, Romania, LI (1925), p. 112.