Birch-Hirschfeld, p. 48. Flamenca
Le roman de Jaufre ne cite Perceval que deux fois, v. 105 et v. 8054, chaque fois dans des énumérations. Voici maintenant quelques allusions à Lancelot. « Jamais Lancelot, dit un troubadour, quand sa dame lui- promit d'accomplir tous ses ordres, s’il lui montrait un parfait et loyal amant, ne put se souvenir de lui-même, noble dame, tellement il s’était oublié; mais Pitié jeta gentiment ses regards sur lui, en une circonstance où la raison ne lui servait de rien; et moi j'attends de vous une pitié pareille. » Anc'Lanselotz, can sa dona’l promes Que faria per el tot son coman, Si'l mostrava un fin lial aman, Non poc aver de si eix sovinensa, Bona domna, ta fort s’era oblidatz, Tro que Merces lo y ac adregz esguartz
Lai on razos no li valia re, Per qu’ieu aten de vos aital merce *.
(Huc de Pena ; Appel, Prov. Ined. p. 314).
Dans l’ensenhamen de Guiraut de Calanson se trouve le passage suivant :
Apren, Fadet, de Lansolet
Co saup gen landa conquerir.
(Fadet Joglar) ?.
« Apprends, Fadet, de Lancelot comment il sut conquérir du pays. » |
Ce passage a donné lieu à de longues discussions. Elles sont résumées en dernier lieu dans l'édition critique que
1. Il est probable que la forme Lancelot se cache dans un passage corrompu de Peire Cardenal (Tendas e traps). Il y est question du comte de Foix, qui était si courageux que auprès de lui valaient peu Roland et Oiivier :
Que niens fon Rotlans ni Olivier Contra lor anselot e galier.
(Mahn, Ged., 517, ms. R, unique).
Cette hypothèse a été exprimée par Bartsch, Zeits. f. rom. Phil., II, 321, qui renvoie à Holland, Chr. de Troyes, p. 141.