AVANT-PROPOS
À la fin de l’année 1914, au camp de prisonniers de guerre de Gardelegen, en Prusse, les Allemands mélangèrent à des Français, Belges et Anglais, des Russes dont un certain nombre étaient atteints de typhus exanthématique.et littéralement couverts de poux. Regrettable imprévoyance ou propagation volontaire, il en résulta dans le camp une épidémie de la redoutable maladie, dès le début de janvier 1915, Nous eûmes l’occasion d'observer untrès grand nombre de cas, occasion heureusement rare en Eu- rope Occidentale et fûmes frappés de l'atteinte constante, précoce et profonde de l'appareil vasculaire. Cet appareil est souvent lésé dans les maladies infectieuses générales ; mais, dans le typhus exanthématique, on constate une sorte d’électivité des lésions pour le cœur et les artères qui, en plus des symptômes communs à la plupart des pyrexies, donne au typhus la plus grande partie de ses caractères particuliers. |
Il est regrettable que l’absence d’un laboratoire -et d'appareils de mesure, notamment d’un oscillo-
mètre, ne nous ait pas permis de préciser un certain
nombre de points : ainsi l'anatomie pathologique ne
put être que macroscopique et la clinique fut privée pour certaines données d’appréciations chiffrées.