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4. Féhé, Essai sur l'amnésie Iraumalique isolée. Th. Taris, 1881.
Itil
montait le sauteur entre les piliers, il est tout à coup projeté en avant, et sa tète porte contre celle de son cheval, sur une boucle de métal qui lui fait une écorehure superficielle. M... tombe. On le relève, et on lui apporte de l'eau ; il se voit assis, puis perd connaissance.
111 est trois heures moins dix.
Bien que la perte de connaissance n'ait duré que quelques minutes, c'est seulement à quatre heures que
'M... reprend connaissance de lui-même, très étonné de
-se trouver à l'étude en train de faire de l'encre de Chine.
i On l'envoie alors se coucher à cause d'une forte bosse au
: front.
Le lendemain matin, M... se réveille clans un état
[parfaitement normal.
De l'intervalle compris entre trois heures moins dix et quatre heures, M... n'a jamais eu et n'a encore aucun
-souvenir. Il a oublié aussi qu'il était au manège. Ses camarades lui apprennent qu'il est revenu du manège au dortoir, c'est-à-dire qu'il a parcouru environ cinq
i cents mètres et monté deux forts étages sans être aucunement soutenu. 11 a déposé sa cravache, qu'il avait gardée à la main, a passé ses fausses manches de
I travail, les a attachées, est descendu en récréation, a mangé et bu. Il est allé ensuite chercher sa planche à
i dessin, sans la confondre avec celle d'un voisin, et s'est mis à tourner son encre de Chine. A ce moment le professeur lui a parlé et c'est seulement alors que M... a repris possession de lui-même. Les souvenirs personnels ne datent que de ce moment.
M. Itouillard 1 a cité une observation semblable des plus curieuses. Il s'agit d'une sage-femme qui, au