CHAPITRE V
Expérimentation personnelle
Un groupe de quinze rats albinos, âgés de 2 mois et pesant 150 grammes, est divisé en quatre lots ainsi constitués :
Premier lot : (Rats 1 et 2) deux rats sur lesquels nous pratiquons quotidiennement une injection intra péritonéale de 1 milligramme d’hormone somatotrope.
Deuxième lot : (Rats 3, 4, 5, 6) quatre rats qui subissent trois fois par semaine une injection intra-musculaire de 200 gammas de dipropionate d’œstradiol.
Troisième lot : (Rats 7, 8, 9, 10) quatre rats auxquels nous injectons trois fois par semaine par la voie intra-musculaire 2,5 milligrammes de propionate de testostérone.
Quatrième lot : (Rats 11, 12, 13, 14, 15) cinq rats qui ne sukbissent aucun traitement et qui joueront le rôle de témoins.
Tous ces animaux sont placés par groupes de deux dans huit cages. L'air ambiant est maintenu d’une façon constante à la température de 22°. Leur nourriture se compose de grains d'avoine, de pain, de carottes et de légumes verts.
Contrairement à W. R. HARRIS, nous n’avons utilisé que des rats mâles que nous n’avons pas gonadectomisés.
Le vingt-cinquième jour de l’expérimentation, tous les animaux sont radiographiés. Il est pris de chacun d’eux un cliché groupant sur la mêmike plaque les deux membres postérieurs. Nous verrons plus loin le compte rendu de cet examen.
— Après vingt-huit jours d’expérimentation, tous les sujets sont sacrifiés au chlorure d’éthyle. Il est prélevé à chacun d’eux les deux tibias et un fémur.
— Le fémur, débarrassé de toute insertion musculaire, est placé à la glacière et servira au dosage des protéines de l'os.
En de
__ Jun des tibias, également dépouillé de ses muscles, est placé dans le fixateur de DUBOSC, en vue d’un examen histologique. Lorsque tous les animaux sont sacrifiés, tous ces tibias groupés sur une même plaque sont à nouveau radio-
pipe de frs
graphiés.
dia physe Gens des fractro ne
Figure 6
Schéma des tractiors
A gauche : détail de l’étrier. , A droite : La diaphyse tibiale est serrée dans un étau. La flèche indique le sens des tractions sur l'épiphyse.
— Sur le deuxième tibia, on procède, aussitôt après la mort de l’animal, aux tractions qui ont pour but de provoquer un décollement épiphysaire.
À cet effet, la diaphyse osseuse est fortement serrée dans un étau à mâchoires minces, plates et horizontales. Seule l’'épiphyse proximale émerge à une extrémité de l’étau.
Les tractions sur l’épiphyse sont réalisées grâce à un étrier constitué par deux pinces de MOHR, soudées entre elles (voir schéma).
PR, ee
L'étrier est fixé à l’épiphyse au moyen de deux aiguilles placées latéralement et face à face. À cet appareil est pendu un récipient métallique léger dans lequel s'écoule lentement du sable fin. Pour un poids de sable donné, le décollement épiphysaire est obtenu. Celui-ci se produit toujours d’une façon brutale, nette, semblable au décollement aigu de la clinique.
On note chaque fois le poids qui a été nécessaire pour entraîner le décollement (sable plus récipient plus étrier).
La diaphyse est recueillie après l'opération dans le fixateur de Dubosc. Les examens histologiques nous révèleront
- à quel niveau à porté le décollement.