‹ Les Troubles endocriniens dans la Coxa-vara essentielle des adolescentsChapitre 33 sur 39 · PAS À · texte numérisé non relu

PAS À

sa santé a toujours été excellente. Elle se plaint un peu aux mouvements extrêmes de sa hanche droite et boîte légèrement. Le médecin de famille, très expert, ne trouve rien, pense à du surmenage physique et met l'enfant au lit pendant quelques semaines. Le repos n’a guère d'effet sur la claudication qui s’accentue lors de la reprise de la marche.

L'examen que je fis, trois mois environ après ‘le début des troubles, fut absolument négatif et les radiographies comparatives ne nous éclairèrent point: elles ne montraient aucune altération évidente de forme ni de structure, peutêtre une ligne épiphysaire un peu élargie, mais en tout cas ni incurvation du col, ni décalcification notoire.

La démonstration survint brutalement quelques semaines après et malgré un repos relatif; une chute légère, insignifiante fut suivie d’impotence absolue et la radiographie montra un décollement de l’épiphyse, sans fort déplacement.

Après deux mois et demi d’immotkilisation à l'extension, en abduction et légère rotation interne, la consolidation fut obtenue et l’enfant remise sur pieds.

Actuellement, environ 4 ans après, la guérison fonctionnelle est parfaite et permet tous les exercices sportifs. Il n’y a plus jamais eu ni boiterie, ni plainte.

Mais la radiographie de contrôle montre une importante modification de forme: le col est court, élargi, va en s’évasant du côté épiphysaire, la tête elle-même est étalée, déborde l’acétabulum ; en somme l'aspect d’une ancienne ostéochondrite déformante juvénile guérie, bien plutôt que celui d’une coxa vara classique. Bloc solide avec une excellente calcification.

Fillette de 12 ans, forte, pas réglée, mais en parfaite santé, et d'intelligence normale. Elle se plaint de la hanche droite depuis un an, par intermittences, boite par-ci, par-là après une course un peu forte, craint la gymnastique, les sauts.

L’excellent médecin d’enfants qui à été consulté n’a rien trouvé d’anormal et a rassuré la famille. .

Dans une période de boiterie et de douleurs plus marquées

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que d'habitude, l'enfant glisse et tombe sur le côté gauche, elle ne peut se relever, ni faire le moindre mouvement. C'est la hanche droite qui est lésée, en forte rotation externe. Le diagnostic clinique s'impose et la radiographie le confirme : décollement épiphysaire avec grosse déviation des fragments.

Fillette de même âge et de même constitution, petite et devenue obèse depuis un an. Ces dernières années, elle se plaint de la hanche droite, évite de sauter, se déclare fatiguée, mais rien qui inquiète.

L'enfant glisse et tombe : impotence fonctionnelle complète, douleurs au moindre essai de mouvement, forte rotation externe de la jambe droite.

Il est intéressant de noter que la fillette elle-même croit que sa hanche à cédé sans raison et n’attribue aucune importance à sa légère glissade; c'était également le cas de la malade précédente.

Même lésion typique de l’épiphyse (décollement) avec les mêmes signes cliniques et le même aspect radiographique.

Fille de 14 ans, d’aspect pathologique, énorme comme taille et comm'e pannicule adipeux (64 kg. 200). Les yeux sont proéminents, le corps thyroïde petit. Aucune anomalie crânienne, selle turcique non agrandie. L’obésité aurait commencé il y a deux ans. Pas réglée. Depuis un an, elle se plaint de douleurs à la hanche gauche, boite légèrement et se sent. fatiguée; rien d’aigu et jamais de traumatisme. Cuti et BW négatifs.

Les membres inférieurs ont à peu près la même longueur, le gauche est en rotation externe, Les mouvements passifs sont réduits, surtout la flexion et l’abduction, mais peu douloureux.

Les signes cliniques sont ceux d’une coxa vara de léger degré.

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La radio montre un décollement épiphysaire avec glissement de la tête; la ligne épiphysaire est à peu près verticale. Le col est en antéversion et paraît raccourci mais il n’est pas affaissé, il montre, dans la région sous-épiphysaire, de grosses altérations de structure : le bord est dentelé, festonné, irrégulièrement décalcifié, l’halistérèse du col est évidente jusqu’au niveau de la ligne intertrochantérienne. Peu d’altération de la tête au point de vue structure. Du côté sain, on ne constate rien d’anormal.

Fillette de 12 ans; dès le bas-âge, elle a présenté des troubles intestinaux, marche tardive (16 ans), mais développement en somme normal. Dès 1920 (9 ans), la fillette devient plus forte. La démarche n’est pas tout à fait normale, la jambe droite paraît moins libre, bien que l’examen ne décèle absolument rien d’anormal. En janvier 1923, quelques douleurs dans la jambe droite avec de la claudication intermittente, en février, chute légère en dansant, douleurs plus vives pendant quelques jours, maïs reprise dé la vie normale en boitant de temps à autre.

Puis les douleurs augmentent ainsi que la claudication. Examens multiples qui démontrent une limitation aux mouvements extrêmes en tous sens, mais surtout en flexion, adduction, rotation interne. Les radiographies en série ne montrent qu’un certain degré de décalcification. On invoque la syphilis et l’on soumet la fillette au traitement spécifique et au repos complet; cela n’a d’autre effet que de déclencher des troubles intestinaux des plus graves.

Changement de climat et de médecins.

A la campagne, l’état général et local s'améliore assez rapidement; la force musculaire revient, la marche est indolore et quasi normale. En novembre, tout à coup reprise de la boiterie et des douleurs. Mise au repos, apparition immédiate de troubles intestinaux. À ce moment, on constatait : ciaudication très marquée avec pied en légère rotation externe; aucune atrophie de la musculature; des mouvements un peu limités en tous sens (surtout la rotation interne et l'adduction) mais fort peu douloureuse, aucun raccourcisse-

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ment. En somme, peu de chose au point de vue clinique et pas beaucoup plus au point de vue radiographique. Cependant, une étude attentive des films montre ce qui suit : tout d’abord une décalcification incontestable de toute la région épiphysaire, surtout dans la zone sous-épiphysaire du col (festonnée), un emboitement moins intime entre col et tête par le fait d’un élargissement de la ligne épiphysaire; le col se montre en légère antéversion, sa ligne supérieure s’incurve un peu, il y a un très léger affaissement dans la région sous-épiphysaire.

Ces quelques indications permettaient de poser le diagnostic précis de lésion épiphysaire de la puberté.

Le malade dont j'ai l'honneur de vous présenter la radiographie est un jeune homme de 15 ans qui se mit à boiter du membre inférieur gauche, il y a trois à quatre mois environ.

Son aspect à l’examen était typique : très grand pour son âge, obèse, nettement insuffisant, polyglandulaire. Le membre inférieur malade présentait une légère adduction de la cuisse. Peu de douleurs à la pression de la tête fémorale, légère limitation des mouvements. La radiographie pratiquée à ce moment ne montra aucun signe de coxalgie, mais une légère incurvation en crosse de l'extrémité supérieure du fémur. Revu trois mois après, malgré le traitement institué, les signes de claudicaticen ont augmenté et l'attitude du membre est dans la position classique de la coxa vara. La radiographie refaite montra des lésions caractéristiques. Il se produit une coxa vara par véritable décollement épiphysaire (le sujet n'avait auparavant reçu aucun choc, ni fait de rechute), la tête glisse, a tendance à se séparer du col, comme nous pouvons le voir sur la radio. En comparant avec la radio faite il y a trois mois, on voit nettement le mécanisme des lésions qui n'étaient nullement amorcées à la première radio, qui montrait seulement une tendance à l’affaissement mais en bloc.

L'on se trouve ici en présence d’une coxa vara de l’adolescence chez un sujet insuffisant polyglandulaire.

Les docteurs H.-L. ROCHER et KIRSTITCH présentent un jeune homme de 15 ans qui, depuis un an environ, ressent des douleurs au niveau de son genou gauche et a de l’impotence foncticnnelle du membre inférieur correspondant, caroctérisée par une boiterie très appréciable. Ce garçon mesure 1 m. 57, pèse 70 kilos, présente une obésité marquée avec pseudo-gynécomastie. Le développement intellectuel est normal; les organes génitaux externes et les testicules sont également normalement conformés. Ce jeune homme présente tous les signes d’une coxa vara gauche, et la radio confirme le diagnostic en démontrant un décollement Duel de l’épiphyse supérieure du fémur.

Cette déformation est associée avec un double genu valgum et ‘un double pied plat.

Les auteurs pensent que le décollement épiphysaire pathologique de la tête du fémur survenu spontanément, est sous la dépendance de lésions endocriniennes (altération probable du corps thyroïde et de l’hypophyse) qui conditionnent en même temps les déviations des genoux et des pieds.

Un traitement opothérapique sera institué, en même temps qu'un traitement orthopédique (immobilisation du membre inférieur gauche dans un appareil plâtré, en abduction et rotation interne) pour lutter contre la déformation du col du fémur en coxa vara cervico-céphalique.

N.…, 15 ans, entre à l'hôpital des Enfants le 26 janvier 1929, présentant les signes d’une coxa vara double de l’adolescence. Il est d’une famille vigoureuse, le second de quatre enfants, ses parents sont bien portants; il n’y a ni malformés ni malades dans Ia famille.

Né à terme, nourri au sein, il a marché à un an et n’a eu aucune maladie.

En janvier 1927, il y a deux ans, il a commencé une poussée de croissance rapide, et c’est pendant cette période que sont apparus ses premiers troubles. Ils consistent d’abord,

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