‹ Les Troubles endocriniens dans la Coxa-vara essentielle des adolescentsChapitre 5 sur 39 · ESS · texte numérisé non relu

ESS

A gauche: Extremité supérieure fémorale normale. A droite: Coxa vara rachitique.

Figure 2

A droite: Coxa vara essentielle des adolescents constituée par 2 éléments:

— Glissement en bas de la tête sur le col;

— Incurvation secondaire du col.

En résumé, la coxa vara essentielle des adolescents tire son individualité :

— De la déformation anatomique qu’elle réalise, déformation faite d’une double fermeture de l’angle d’inclinaison du col sur la diaphyse. Il y a d’abord fermeture de l’angle cervico-épiphysaire et secondairement fermeture de l'angle cervico-diaphysaire par incurvation du col fémoral.

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Le déterminisme hormonal dans la coxa vara essentielle des adolescents ne constitue pas une idée neuve, puisque nous le verrons, cette théorie a ses défenseurs depuis plus d’un quart de siècle. Il a paru évident à la majorité des observateurs, qu'une affection apparaissant toujours à la période pubertaire et chez des sujets atteints généralement de dysendocrinies plus ou moins bien caractérisées, soit la conséquence d’un déséquilibre hormonal. Mais jusqu’à ces dernières années, il manquait à cette théorie les bases solides nécessaires pour être érigée en vérité.

- Nous devons aux auteurs modernes physiologistes et histologistes, des précisions de la plus haute importance au sujet de l’action des hormones sur le cartilage de conjugaison. Or, nous le verrons, c’est le cartilage qui joue le premier rôle dans la production de la coxa vara, étant données les tractions auxquelles il est soumis par l'intermédiaire de la tête fémorale dans la station debout. Que la résistance du cartilage jugal à la traction, vienne à diminuer, et la tête fémorale, poussée en bas par le poids du corps, glissera, ce glissement constituant la lésion primitive de l'affection. Il s’agissait de démontrer qu’un déséquilibre hormonal pouvait provoquer la diminution de résistance du disque cartilagineux. C'est W. R. HARRIS, de Toronto, qui, le premier, réalise expérimentalement, chez le rat albinos, ce déséquilibre (en l’occurence, perturbation du rapport :

hormone somatotrope

hormones sexuelles

et qui démontre sa participation dans la solidité du cartilage épiphysaire.

A la lumière de cette expérience, et des importantes études de A. LICHTWITZ sur la croissance, nous avons pratiqué nous-mêmes une expérimentation sur le rat albinos. Devant les résultats obtenus et la bénignité de la thérapeutique, nous avons fait un essai de traitément en clinique dont nous donnons le compte rendu.

Voici donc quel sera le plan suivi dans notre étude : — Nous rappellerons d’abord les publications qui ont con-

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