ACTE PUE Ml EU. SCENE l
Avec nous chantes-en le lumineux éveil A pleine voix joyeuse et forlo.
LES TRUAXDS ET LES RIBMDES. chanlanl.
Aimons! Buvons! C'est dit, c'est du, Ilurlu, berlu, ribéda, ribédu !
Le vin guérit la fièvre.
L'amour fleurit la lèvre.
Aimons! Buvons! C'est dit, c'est du, Hurlu, berlu, ribéda, ribédu !
Le reste, c'est du temps perdu Qui vaut un pet de lièvre.
JEHAX DE COXFLANS.
O honte! Ainsi c'est toi. Robin Costeau, c'est toi, Qui viens ici mener le branle en sarabande A la tête de ces truands, de cette bande...
ROBIX COSTEAU.
Iléî lié! n'en dis pas trop de mal. Je suis leur roi.
JEHA?î DE GOXFLAXS, montrant Flora.
C'est toi qui viens nous faire en orgueilleux arroi \oir le triomphe de cette infAme sirène!
l8 LES TRUA>DS.
ROnO COSTEAU.
Ah! n'en dis pas de mal du tout. Elle est ma reine.
FLORA, du haut des épaules qui la portent.
Oui, messire, en vérité.
Moi, la Flora, moi qu'on nomme
L'empérière de beauté,
Moi, celle pour qui tout homme
Se change en bête de somme,
Moi vers qui, la flamme aux reins,
Il vient plus de gens qu'à Rome
Il ne va de pèlerins,
Malgré tout, gloire et fortune.
Le seigneur de mon château, Le vrai, c'est le roi de Thune, C'est mon vieux Robin Gosteau, Aieux loup toujours louveteau.
Dont jamais l'amour ne clanche.
Et dont les doigts en marteau Font des bleus à ma chair blanche.
LA MIGNOTE
Eh! par Dieu, n'en sois pas si fière, la Flora! A l'aimer aujourd'hui tu passes ton caprice;