‹ Les truands; drame en cinq actes, en versChapitre 13 sur 104 · ACTE PREMIER. SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. SCENE IV

Mais que demain ta maison dépérisse, Et. ton amour cédant devant ton avarice, Demain un autre t'aura.

Tandis que. moi, si je l'aime, Moi bachelette de Bohème, Moi, la Mignote, qui n'ai pas un liard vivanf, Moi, si je l'aime, après lui comme avant J'aurai su n'être à personne, Ainsi que ma chanson le sonne.

(Elle chante.)

Toi, l'aimé qui m'aimeras.

En m'étreignant dans tes bras

Tu m'auras toute.

Nul aux fruits de mon verger N'a pris le duvet léger

Qui les velouté.

Quand plus tu ne m'aimeras, A qui m'ouvrira ses bras

Restant farouche, Mon corps sera le linceul De tes baisers à toi seul,

Morts sur ma bouche.

FLORA

De cet air triste qui veut être consolé.

Est-ce pour mon Robin que ta voix est si douce? L'ainies-tu donc, petit grillon au teint brûlé?

LA. MIG]\OTE.

Mon cœur, ainsi que mon teint, si je l'ai Recuit ou non d'un feu qui te courrouce, N'en demande pas le secret, 0 grande sauterelle rousse; Car peut-être est-ce à toi qu'il en cuirait î

FLORA, sautant à terre et courant vers Elle.

Je le demande, et qu'il m'en cuise!

LA MIG>iOTE, tirant et brandissant une dague.

Sois donc servie à ta guise !

IIOBIM COSTEAU, s'inlerposant.

Paix là ! Paix là ! Pour le vieux coq Robin Costeau Qu'entre deux poules on se batte.

Fort bien 1 Mais à coups de bec et de patte, Non pas à coups de couteau!

JEHAN DE CO>FLA>S, solennel.

O murs de cette école, asile de l'étude. Par nos doctes débats ennoblis d'habitude.

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