ACTE III. SCt]>E VU
ROBIN COSTEAr.
Ah!... je respire... Mais, alors, pourquoi donc, folio, Me causer telle souleur?
Ne m'avais-tu pas donné ta parole De ne chanter sur l'eau qu'en signal de malheur?
LA MIGNOTE
Ehî je pense que l'aflaire Va tourner mal, en effet.
KOBIN COSTEVU, n'y croyant pas.
Non :>
LA MIGNOÏE.
Si.
ROBIN COSTEAU
Mon plan...
LA MIO'OTE
Ton plan, à toi, c'était parfait Mais quoi! Michault en suit un autre qu'il préfère. J'ai dû céder; mon cœur, de rage, en étouffait. Ne pas faire ce que lu m'avais dit de faire!
lOa LES TRUANDS.
ROBIN COSTEAU
Et pourquoi ne l'as-tu pas fait?
LA MIGNOTE
Il n'a pas voulu. Voilà plus d'une heure
Que je crie, et menace, et pleure.
Pour t' obéir, et sans en pouvoir mais. Malgré tout, cris, menaces, larmes, Il n'a jamais voulu, jamais, Me laisser, seule, ainsi que je le réclamais,
Entrer chez les vingt hommes d'armes.
Pour les engourdir au poison De ma chanson et de ma danse.
ROBIN COSTEAU, brusquement.
Il eut raison.
LA MIGNOTE, stupéfaite.
Que dis-tu là? Ton plan...
ROBIN COSTEAU
Mon plan marche quand même Droit au but et d'un bon pas, Puisque grâce au hasard qui m'aime,