‹ Les truands; drame en cinq actes, en versChapitre 95 sur 104 · ACTE A. SCliNi: il · texte numérisé non relu

ACTE A. SCliNi: il

\lLLON.

Jo sais. Je suis ici venu plus d'une fois, Musard, les jours d'école buissonnièrc, Pour assister à cet adieu Qu'ont le droit de faire en ce lieu, A leur famille, à leurs amis, à l'existence. Ceux que là-bas attend la...

(H s'anvle, iM'.ssaul la IjIc) ROBIN COSTEAU.

La potepcc.

Va, dis le mot. Ça n'a pas d'importance. Le mal qu'on y sent ne s'attrape pas.

Quand tu venais céans, c'était pourquoi.'^

Par cas.

l'.OÎHN COSTEAU.

Tu faisais bien, petit, d'y venir. L'assistance N'est jamais grande ici; car c'est là-Las Que la foule se porte en tas, Là-bas, où les voyeurs et goinfres de trépns Ont tout leur soûl grasse pitance.

l8o LES TRUANDS.

Ici viennent, sans plus, non pour s'olTrir gala, Mais pour pleurer avec le pauvre hcre, 'Ceux que jadis les siens il appela.

Or, de ces chers aimés, alors qu'on en est là.

Le nombre devient précaire.

Comme hirondelles, quand hiver leur fait la guerre Après les beaux jours révolus,

(Avec une mélancolie où pointe un sourire goguenard.)

Il n'en reste guère, guère, 11 n'en reste guère plus.

MARION, la voi\ brisée d'émollon.

Je suis là, mon Robin.

ROBIN COSTEAU, attendri aussi.

Oui, oui, merci, ma vieille!

TUIR VULT et VILLON, même jeu.

Nous de même !

ROBIN COSTEAU, même jeu.

Merci, Thibault! Merci, petit!

THIBAULT, timidement, en hésitant.

Dame! On est aujourd'hui ce qu'on était la veille. Si... d'autres...

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