‹ Les truands; drame en cinq actes, en versChapitre 97 sur 104 · ACTE V. SCÈNE II. l · texte numérisé non relu

ACTE V. SCÈNE II. l

ROBl> COSTEAt .

Eh I bon sergent, si je bavarde.

C'est pour faire passer le temps.

UAGUIER.

Il est passé.

ROBI> COSTEAU.

Tu crois?

RAGUYER

Mais je t'assure ; Et je t'en ai servi, tu sais, bonne mesuré.

ROBI>- COSTEAL.

Tel te soit là-haut le ciel mesuré, Brave sergent! J'en vais à Dieu porter commande. En attendant, le temps a passé, déluré, Sans que ceux-là, qui me sont chers, aient trop pleure C'est tout ce que je demande.

Un mot encore, et je m'en vais.

(A Thibault, en lui montrant Marion, afTalcc dans sa douleur. )

Thibault, je fus parfois pour elle bien mauvais Et lui fis, plus souvent qu'à son tour, durs chevets. A tes soins je la recommande.

l84 LES TRUANDS.

Il faut lui parler doux, gentil, être endurant, Surtout quand démence la prend.

Elle est un peu criarde, un brin gourmande.

Mais bonne femme au demeurant; Et, malgré tout le mal, petit et grand. Que je lui fis, las! et que je regrette, Pour son cœur toujours adorant.

Je l'aimais bien, la pauvrette!

• MARION, voulant se jeter clans ses bras.

Robin, Robin; ne t'en va pas!

(Thibault et Villon la retiennent.) ROBO COSTEAU, à Raguyer.

Allons, sergent, cette fois-ci, c'est l'heure.

J'en ai trop dit, puisqu'elle pleure.

Marchons et relevons le pas !

Il faut arriver là-bas Non pas à la triste allure EV'un curé qui geint, lassé :

Rçquiescat in pace; Mais, carré de l'encolure, Gomme un drille sans remord Qui chante au nez de la mort Ma tanture lure lure!

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