ACTE II. SCÈ>'E VI
MICHAULT
En est-il là, vraiment?
MARIOX, féroce.
Je Fespère, mon fils.
THIBAULT et \lLLON, avec horreur.
Oh!
LA MIG50TE.
Marion, n'as-tu pas honte,
Parlant de cette façon
De son père à ton garçon?
ilARIO:^.
^on, dame! Il m'en a trop et trop fait, le vieux drôle! Qu'il souffre et crève, il ne m'en chaut!
Et tant mieux si là-bas il a pour geôle Le trou d'enfer qui flambe au plus rouge réchaud!
LA MIG^OTE, avec passion.
Lui, le traiter ainsi! Lui, si bon!... Mais, Michault, Défends-le donc, toi ! C'est ton rôle.
MICHAULT, ' sombre.
Et pourquoi t'en charger, alors, d'un cœur si chaud?
5o LES TRUANDS.
MARION, ironique et terrible.
Ah ! pourquoi? C'est qu'après tant d'autres il l'enjôle, Comme jadis il m'enjôlait, Le vieux preneur d'âmes qu'il est!
Elle l'aime!
LA MIG>OTE.
Tu mens.
^LiRION.
Je ne mens pas. La preuve...
Ah! tais-toi!
MICHAULT, exaspéré.
MARIO'
Mais...
MIGIIALLT, bas, en montrant Thibault.
Cet homme est là, qui nous entend.
(l\ continue à parler dans Toreille de Marion, qu'il emmène à Técart.) VILLON, à Thibault.
Et voilà chaque jour, d'autant.
De quel fiel immonde on l'abreuve!