‹ Les truans, drame en cinq actes, en vers;Chapitre 28 sur 107 · MARION, LA MIGNOTE, MICHAULT · texte numérisé non relu

MARION, LA MIGNOTE, MICHAULT

MARIO^, triste et sombre.

Ah! puisse-t-il trouver remède, Ce grand savant, qui s'y connaît si bien, Non pas au mal de Costeau, mais au mien!

^IIGHAULTy même jeu.

Las! au mien aussi, ma mère!

LES TRUAîiDS.

MARION, devenant très tendre.

Le tien? Quel est-il donc, mon petit fils?

MICHAULT

Celui dont tout à l'heure encore tu me fis Remonter aux dents la nausée amère.

Moi, mon Benjamin! Et comment?

MICHAULT, avec une rage sourde, montrant la Mignote^

Quand tu m'as dit que celle-là que j'aime Parlait de mon père en l'aimant.

LA MIGNOTE

Je te répète qu'elle ment.

MARIOX, à Michault.

Ah ! que je le voudrais, et finir ton tourment. Et changer ta nausée amère en douce crème, mon chéri, mon petit, mon mignon.

Le seul être que j'adore !

Mais quoi ! C'est vrai, quand même ; et, la hache au chignon. Sur le billot je le dirais encore.

Elle l'aime.

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