‹ Les truans, drame en cinq actes, en vers;Chapitre 4 sur 107 · ACTE PREMIER. SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. SCENE I

A rêvasser, je m'attarde ; Mais j'écoute, sans rien perdre, qui, quœ, ni quam . On en était, le feu de saint Antoine m'arde, A la preuve mirobolarde De saint Anselme (que Dieu garde!), Laquelle, pour en fixer la leçon.

Maître Robin Costeau mit jadis en chanson

Sur Tair des marchands de moutarde.

(Il chante, en gambillant, les paroles suivantes, sur une mélopée do la rue. )

Ens, cujus ex essentiâ Sequitur existentia...

TOUS, indignés.

Sat! Sat! Foras!

VILLON , ingénument .

Quoi? Qu'est-ce qu'il y a?

JEHAN DE CONFLANS, à Thibault.

Massier Thibault, la férule à ce drôle !

Et, s'il résiste, dans la geôle!

THIBAULT, brandissant la férule,

Donne ta main, Villon.

VILLON

Sur Ion nez, si lu veux; Car rlle est bon mouchoir à nez morveux.

THIBAULT

Monstre d'indiscipline et d'insolence.

Tu te feras chasser de l'Université.

VILLON

J'irai donc vivre à coté.

THIBAULT

Méchant raillardî

(On enlcnd des voix chantant dans la maison voisine.) VILLON.

Chut! fais silence!

Écoute comme à coté On chante belle musique, Combien plus belle qiie la votiv, en vérité, O théologie et métaphysique!

(11 ouvre toute grande îa fenêtre de droite, et aussitôt on distingue les paroles de la chanson suivante, chantée bruyamment en chœur.)

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