ACTE IV. SCENE X. lôg
MICHAULT, calme.
Pourquoi ?
HUGUES d'eSTOUTEVILLE.
Pour le conduire à la potence.
MICHAULT y les dents serrées, calme encore.
Je dis : « Sur quel arrêt? »
HUGUES d'eSTOUTEVILLB.
Ce soir j'aurai sentence.
Un aveu vaut flagrant délit. Telle est la loi.
MICHAULT, stupéfait.
Un aveu!
HUGUES d'eSTOUTEVILLE.
Certe.
MICHAULT, contenant sa colère.
Il vient d'avouer?
HUGUES d'eSTOUTEVILLE.
En substance.
l6o LES TRUANDS.
MICHVILT, cclûtant.
Mais quoi donc, enfin, quoi, messire, voyons, quoi?
IIL'GLES d'eSTOUTE VILLE.
Que c'est lui qui fua l'archidiacre.
AIICHXULT, très simplement.
C'est moi.
MARION, L\ \llG>OTE, THIBAULT, VILLON, Ht GUES d'eSTOU- TEVILLE, chacun dans le sentiment que lui inspire la situation.
Ah!
(Un grand silence.)
ROBIN COSTEAU, très simplement aussi.
Monsieur le prévôt Hugues d'Estouteville, Si j'étais malandrin, gueux, chien et race vile, Comme vous le disiez tantôt injustement.
J'accepterais sans honte un pareil dévouement. Mais je ne le suis pas, convenez-en, messire; Car je refuse.
MICHAULT, sulToqué.
Quoi!