‹ Les truans, drame en cinq actes, en vers;Chapitre 9 sur 107 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes, VILLON.

VILLO?î, par la fenêtre entr 'ouverte, sans se montrer.

Cocorico ! Cocorico !

JEHAN DE GONFLANS.

Qui fait ce cri?

VILLON., passant sa tête par la fenêtre.

C'est moi, qui viens par la fenêtre Chanter comme un petit coq Avant-courrier du jour clair près de naître.

Quel jour? Ceci, compaings, autrement dire : hoc!

(Sautant par la fenêtre et continuant à p«irlcr dans la salle.)

A savoir que mon nouveau maître, Hobin Costeau, va dans l'instant se rendre ici. Trouvant qu'il y fait noir et qu'on y est transi,

Pour un peu de soleil y mettre.

Et le soleil qu'il y mettra.

C'est celui qui flambe aux trognes

De son bataillon d'ivrognes Et celui qui florit dans les yeux de Flora.

JEHAN DE CONFLANS

Quoi ! Les truands ici ! Se peut-il qu'on supporte

Un abominandum pareil !

Non, non, jamais! Fermez la porte!

(Quelques écoliers, conduits par Thibault, se précipitent vers la porte pour la tenir close ; elle est brusquement enfoncée par un coup d'épaule de Costeau.

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