‹ Les truans, drame en cinq actes, en vers;Chapitre 90 sur 107 · ACTE IV. SCENE X. l · texte numérisé non relu

ACTE IV. SCENE X. l

KOBTS COSTEAU, triomphant.

Ah!

MICHAULT

Mais en revenant, fier de ce coup de maître, Je Tai conté, les mains encor nniges de sang, Devant trois témoins.

ROBIN COSTEAU

Qui.^

MICHAULT

Toi-même, ici présent.

Ma mère, et la Mignote.

(A Marioa.)

Toi, parle!

ROBDÎ COSTEAU.

Eh bien? moi, je le nie.

Moi ! Me mettre à semblable agonie !

Tu n*as donc plus de cœur? Ou quel cœur me crois -tu? Ah! si lâche qu'il soit, quelque sort qu'il ait eu Aux plus infâmes jours de ma noire existence,

r64 LES. TR.LANDS.

Penses-tu qu'il pourrait dicter votre sentence, Et ne coniprends-lu pas tout ce qui me défend D'envoyer à la mort mon homme ou mon enfant?

ROBIN COSTEAl, à la Mignote.

Il ne reste que ton témoignage, petite.

MICHAULT

Oui, dis la vérité comme je te l'ai dite/ Va, parle!

UOIUN COSTEAU, à la Mignote, à mi-voix.

Songe, la Mignote, à ton serment!

Si tu m'aimes ainsi qu'il faut m'aimer, vraiment, Souviens-toi !

LA MIGNOTE, bas.

Par pitié î

ROBIN COSTEAU, la fascinant du regard.

Fais ce que tu dois faire.

(A Hugues d'Estouteville, résolument.) •

Messire, le témoin a vu toute l'affaire.

(Il regarde de nouveau la Mignote fixement.)

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