ACTE V. SCE?ïE II. I
MARION, THIBAULT, VILLON, à sa voix entcndiie.
Lui!
MARION, voulant se jeler dans ses bras, en larmes.
Mon Robin !
ixoiny cosTEAu.
Attends, La mère !
(A Thibault et à Vjllon qui font le même geste qu'elle.)
Et VOUS de même, avant de fondre en larmes!
Que diable! On à tout le temps.
On n'est pas à court d'instants.
Ces messieurs les hommes d'armes Ne sont pas rébarbatifs, Ni trop durs de la charnière; Mais, sachant pour quels motifs Je fais ici mon étape dernière, Loin de vouloir m'en contester le droit Ni m'en rien marchander de façon chicanière, M'en donneront plutôt, j'en réponds, de surcroît. Vous allez voir, si quelqu'un point n'y croit.
(A Raguyer, chef des sergents, qui lui obéit en effet.)
Délie un peu mes mains, bon sergent, de manière
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Que bien je puisse, du côté gauche et du droit, Gesticuler, là, sans être à Télroit.
(Uaguyer lui a>ant dilié les mains, il gesticule et s*étire joyeusement.) (Au reste de la'troupe, qui obéit aussi.)
Vous, écartez-vous 1 Bien! Plus loin! Jusqu'à rornièrei. Parfait! Voilà qui va des mieux. Comme ils sont doux!
(A>cc un air de capitaine à ses soldats.)
Sergents, je suis content de vous!
(A Marion, Thibault et Villon.)
Ilein! mes chéris, cela vous semble étrange, Quà mon ordre ici tout s'arrange?
Un vieil usage en est la cause. Au condamné.
En cet endroit, un quart d'heure est donné Où les sergents font tout ce qu'il désire.
(Il feint de eo sauver et est rattrapé par deux sergents.)
Sauf le lâcher, bien entendu!
Mais, avant qu'on soit pendu, La loi vous traite en messire Et vous permet de dire, ainsi traité.
Aux gens qu'on aime un mot en aparté.
Tout à votre aise, et presque en liberté.
Dame! C'est l'étape dernière.
Après, c'est Montfaucon.
(A Villon, en le prenant par l'oreille, et en lui montrant le gibet, à rhorizon.)
Là-bas, petit, tu vois!