ACTE V. SCENE II
VILLO:X.
Je sais. Je suis ici venu plus d'une Ibis, Musard, les jours d'école buissonnière, Pour assister à cet adieu Qu'ont le droit de faire en ce lieu, A leur famille, à leurs amis, à Texistence, Ceux que là-bas attend la...
(Il s'arrête, baissant la tèlc.) ROBIN COSTEAU.
La potence.
Va, dis le mot. Ça n'a pas d'importance.
Le mal qu'on y sent ne s'attrape pas.
Quand tu venais céans, c'était pourquoi.^
VILLON
Par cas.
IIOBIN COSTEAU.
Tu faisais bien, petit, d'y venir. L'assistance N'est jamais grande ici; car c'est là-bas
Que la foule se porte en tas.
Là-bas, où les voyeurs et goinfres de trépas
Ont tout leur soûl grasse pitance.
l8o LES TRI A>DS.
Ici viennent, sans plus, non pour s'offrir gala. Mais pour pleurer avec le pauvre hère, Ceux que jadis les siens il appela.
Or, de CCS chers aimés, alors qu'on en est là.
Le nombre devient précaire.
Conunc hirondelles, quand hiver leur fait la guerre Après les beaux jours révolus,
(Avec uoe mélancolie où pointe un sourire goguenard.)
Il n'en reste guère, guère, Il n'en reste guère plus.
MARIOX, la voix brisée d'émotion.
Je suis là, mon Robin.
ROBI\ COSTEAl , attendri aussi.
Oui, oui, merci, ma vieille!
THinVLLT et VILLON, même jeu.
Nous de même!
ROBIN- COSTKAU, même jeu.
Merci, Thibault! Merci, petit!
TlIIBiULT, timidement, en hésitant.
Daiiicî On est aujourd'hui ce qu'on était la veille. Si... d'autres...