Louis Metr..., soixante-deux ans. Même lésion
11(3. Alexandre Briz..., soixante-neuf ans. Séquestres et fongosités de la portion antérieure du troisième métatarsien.
117. Marie Gail..,, vingt-cinq ans. Séquestre de la tête du troisième.
118. Jules Arg..., quinze ans. Infiltration delà moitié antérieure du quatrième métatarsien.
119. Pierre Char..., vingt-huit ans. Lésions des extrémités postérieures du quatrième et du cinquième. Envahissement de l’articulation et du cuboïde.
120. Pierre Mart..., trente- cinq ans. Ostéomyélite tuberculeuse diffuse delà totalité de la diaphyse du cinquième.
121. Marie Boul..., dix-huit ans. Séquestres et fongosités au centre de la première phalange du gros orteil.
On voit que, sur vingt-sept cas où l’on a eu affaire à des lésions des métatarsiens et des phalanges, le foyer occupait vingt et une fois le premier métatarsien, une seule fois une phalange. Le volume considérable du premier os de la rangée, l’importance de son rôle dans la marche, partant les efforts qu’il supporte et les violences auxquelles il est exposé, expliquent bien cette localisation. Ici la tuberculose s’observe rarement sous forme de foyer caséeux. Le plus souvent elle se manifeste par une infiltration diffuse de la diaphyse, par une véritable ostéomyélite fongueuse.
On sait que c’est à l’extrémité postérieure du premier métatarsien que se trouve son épiphyse. Cinq fois elle parait avoir été le point de départ. L’articulation cunéennô peut être envahie, aussi bien que la cuboïdienne, s’il s’agit d’autres os de la rangée.
Notons la grande fréquence des ostéo -arthrites qui se développent dans la première articulation métatarso-phalangienne; on a souvent occasion de les rencontrer ; elle est ici mentionnée huit fois ; elle entraîne naturellement des lésions secondaires, profondes de la phalange.
Nous ne possédons qu’un seul cas de tuberculose primitivement apparue, dans une de ces dernières. Il est en effet difficile de rendre ou de refuser à la tuberculose les cas relativement nombreux de nécrose phalangienne qui se produisent, surtout chez les jeunes sujets. Nous avons préféré nous abstenir, et cela d’autant mieux que rien n’autorise à accepter leur origine bacillaire.
Nous avons été forcé de créer ce chapitre peu favorable à une systématisation irréprochable, mais très conforme à l’esprit scientifique le plus élémentaire.
Nous avons réuni quatorze observations dont la détermination ne reposait, à nos yeux, que sur des motifs contestables.
122. Jeanne Chanf..., vingt ans. Ablation de l’astragale. Fongosités tibio tarsiennes abondantes. Cartilages décollés. On trouve trois petits séquestres sous-chondriques : le premier sur la face interne de la malléole externe, le second sur la face postéro-externe
de la poulie de l’astragale, le troisième sur la face supérieure du calcanéum.
123. Marie Ga..., vingt-cinq ans (lésions de deux ans et demi). Ablation de l’astragale. Fongosités tibio-tarsiennes et sous-astragaliennes. Astragale graisseux ; fongosités dans le col ; sa tête est très raréfiée. Même lésion de la partie supérieure du calcanéum.