ANATOMIE-PATHOLOGIQUE
Siège.
Les tumeurs cartilagineuses se développent plus souveni sur les parois du conduit auditif externe que sur le pavillon. Il semble que le côté droit soit plus souvent intéressé que le gauche.
Pour le pavillon, il est certaines zones électivement atteintes, ce sont : le lobule (FERRERI, cas 1 de Roqueativo) et le quadrant antéro-supérieur du pavillon (HoriGuTI, notre malade). La face interne du pavillon cartilagineux est plus souvent atteinte que la face externe.
Pour le conduit auditif externe, les localisations profondes sont les plus fréquentes et parfois la néoformation siège même contre le tympan (HAUG), ce qui semble anormal.
L'évolution est conditionnée par l’implantation tumorale.
dans le conduit, l’évolution est cavitaire,
en dehors du conduit, elle est faciale.
Dans le premier cas, la néoplasie, pédiculée ou sessile, fixée sur les parois antérieure ou postérieure du conduit, rarement dans la gouttière inférieure, jamais dans la gouttière supérieure, évolue comme un polype auriculaire.
Dans le deuxième cas, la néoplasie née aux dépens de la
Z'go es face antérieure ou inférieure du conduit cartilagineux évolue vers la région parotidienne et, au pédicule près, se com-
porte comme une tumeur de la parotide.
Nombre.
Dans tous les cas publiés il n’existait qu’une seule tumeur. Nous n'avons jamais noté la coexistence avec d’autres tumeurs bénignes ou malignes de l’oreille ou du reste de l’éco-
nomi.e
Pole
Les tumeurs cartilagineuses de l’oreille externe n’atteignent un gros volume que chez les malades négligents, peu soucieux de leur tumeur. Par contre, les tumeurs du conduit à développement externe doivent acquérir une certaine
grosseur avant de s’extérioriser et d’être dépistées.
Aspect macroscopique.
Sur le pavillon ce sont toujours des tumeurs régulières, arrondies ou bosselées, de consistance ferme ou kystique. La peau qui adhère à la tumeur n’est pas modifiée sauf sil s’agit de néoformations d’origine branchiale (Horicurr).
Dans le conduit leur aspect est variable.
Les tumeurs à croissance externe sont toujours du type précédent (tumeur arrondie ou bosselée, régulière) ; parfois elles se pédiculisent. Les tumeurs à développement endocavitaire revêtent deux types : parfois, il s’agit de tumeurs chondromateuses banales identiques aux précédentes, d’autres fois on observe des néoformations particulières. La néoplasie en forme d’épine, de massue ou de dard, présente
un pédicule fibreux d’insertion et un corps cartilagineux.
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Cet aspect est identique à celui des exostoses ostéogéniques dont ces tumeurs sont l’équivalent cartilagineux. Ce type particulier ne se voit que dans la partie profonde du conduit, son insertion se fixe toujours sur les faces antérieure et postérieure, jamais ailleurs.
Structure histologique.
Pour les tumeurs du pavillon elle est assez uniforme. En règle commune ce sont des chondromes hyalins-types, parfois des fibro-chondromes (FERRERI) ou des chondro-myxomes (Hauc).
Evolution anatomique.
Ayant précédemment décrit les deux mécanismes qui président au développement des tumeurs cartilagineuses, nous n'y reviendrons pas.
Dans les cas de néoformations pédiculées, l’allongement se fait grâce au pédicule, qui est la partie active de la tumeur de sorte que par analogie avec les exostoses ostéogéniques on pourrait leur donner le nom « d’ecchondroses chondrogéniques ».
Aucun des cas observés n’a dégénéré en tumeur maligne, de ce point de vue tous les examens histologiques concordent.
Un seul cas a récidivé après ablation (FERRERI), celle-ci ayant, sans doute, été incomplète ; le malade guérit par la mise en place d’aiguilles de radium.