‹ Les tumeurs chez les animauxChapitre 21 sur 33 · Pathol, anat ., t. II, p · texte numérisé non relu

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d’un bœuf. Enfin Mesnard a signalé lin kyste dermoïde du pied du cheval ayant abouti à la suppuration. Chez le chien les kystes dermoïdes de la cornée sont également assez fréquents. — Chez les oiseaux, ces kystes renferment naturellement des plumes au lieu de poils. — Il est remarquable qu’ils n’ont guère été trouvés que chez foie, presque toujours au voisinage des ovaires. Le nombre des plumes dans une de ces tumeurs dépassait deux cents, les unes libres dans la cavité, les autres implantées dans la paroi (Johne).

9° Angiomes. — Les angiomes sont assez rares chez les animaux. Virchow signale d’après Roll quelques faits d’angiomes simples, observés aux lèvres, aux paupières, à la mamelle, au prépuce, au fourreau de la verge. Urban 2, dans une observation récente, signale un angiome de la muqueuse pituitaire ayant déterminé des phénomènes d’inflammation qui firent croire à la morve. Virchow 3 emprunte également à Gurlt deux faits d’angiomes caverneux, l’un chez un chien, l’autre à la lèvre inférieure d’un cheval. Sutton 4 a rencontré avec une certaine fréquence ces angiomes caverneux dans le foie du chat et généralement des félidés; il n’en a vu qu’un seul cas chez le chien. Johne5 les a trouvés également dans le foie des chevaux âgés, et Martin les aurait, d’après lui, trouvés aussi chez le cheval dans les poumons et la rate.

Quant aux lymphangiomes, ils n’ont pas été jusqu’ici signalés chez les animaux 6. ^

10° Névromes. — Dès 1829, Rigot signalait chez le cheval des faits de claudication due à des névromes des nerfs plantaires et guérissant par l’extirpation de ces névromes. En 1844, Goubaux 7 rapportait trois observations de névromes du nerf fémoral antérieur entraînant des accidents analogues de claudication et de paralysie. L’absence d’examen histologique permettait pourtant quelques doutes sur la vraie nature de ces névromes spontanés, quand, en 1886, M. Ch. Morots8 montrait que chez la vache ils s’y rencontraient avec une grande fréquence et souvent même étaient généralisés. Un des animaux disséqués par lui n’offrait pas moins de 120 névromes. L’affection est incurable, mais la marche des lésions est des plus lentes. — Le

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