Bull, de la Soc. cent, de méd. vétér., 23 février
542 REVUE DE CHIRURGIE
siège particulier de quelques-uns des névromes peut entraîner cependant des accidents plus rapides. Le musée d’Àlfort renferme (pièce 335) un fait intéressant des névromes de la base du cœur chez une
vache •
Les* névromes traumatiques semblent assez rares. Ils ont été observés parfois chez le cheval à la suite de la névrotomie du nerf plantaire. Sutton lésa vainement recherchés dans de très nombreuses dissections d’animaux ayant subi sur l’un des membres un traumatisme antérieur. Ces animaux appartenaient aux espèces les plus variées : castors, porcs, porcs-épics, grenouilles, rats, lapins, etc., etc. — Chez aucun, le traumatisme n’avait été suivi de névromes. — Sutton \ dans une série d’expériences des plus remarquables, essaya alors de produire chez le chien et le chat des névromes traumatiques. 11 n’y réussit que quand, en plus de la section, l’extrémité sectionnée du nerf était irritée d’une façon prolongée par une ligature, un corps étranger quelconque. Chez l’homme, la plupart des névromes des moignons seraient dus, de la même façon, d’après lui, soit à une ligature d’artère mal faite, englobant le nerf, soit à une irritation par des adhérences du nerf avec l’os ou la cicatrice. L’antisepsie en évitant la suppuration, source principale de ces adhérences, mettra à l’abri de cette deuxième cause de névromes.
11° Sarcomes. — Tandis que les autres variétés de tumeurs n’ont guère été rencontrées que chez les mammifères, les sarcomes paraissent bien plus répandus dans les diverses espèces animales, et on en retrouve des observations chez les oiseaux, les poissons, les reptiles. Ils semblent d’ailleurs très fréquents. Les diverses variétés signalées chez l’homme, sarcomes à cellules rondes, sarcomes à cellules fusiformes, gliomes se retrouvent chez les animaux, et Sutton rapporte en détail Texamen histologique de plusieurs de ces tumeurs chez le chien, le pluvier, la poule, la carpe, etc. Quant aux trois faits de gliomes qu’il signale, tous trois avaient pour siège l’œil chez un jeune singe, un cheval, un mouton.
Pour les ostéosarcomes les observations sont très nombreuses; et le musée d’Alfort en renferme une pleine vitrine. Mais l’interprétation de ces faits est souvent obscure, et il paraît certain que beaucoup d’entre eux doivent être rapportés à l’actinomycose. Parmi les observations non douteuses, on peut pourtant en signaler une de Sutton (ostéosarcome de la patte d’un rat).
Les lymphosarcomes ont été assez souvent observés chez le